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«Les traits sénégalais» de notre confrère Mor Talla Gaye, chef du service «reportages et enquête» au journal l’Observateur a été dédicacé samedi dernier au siège des éditions L’Harmattan. L‘auteur est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à produire ce livre.

Il en a marre de voir des modèles importés conti­nuer  d’être  offerts aux jeunes Sénégalais dans un contexte où on déplore de plus en plus  la perte des va­leurs. Le chef du service «reportages et enquête» au jour­nal  l’Obser­vateur, Mor Talla Gaye a donc décidé de mettre en librairie  «Les traits sénégalais». Ce livre qu’il vient de publier aux éditions L’Harmattan est un condensé de plus de 45 portraits de personnalités sénégalaises tirées du monde politique, sportif, du show-biz et même des religieux comme l’ancien khalife générale des Mou­rides, Serigne Saliou Mbac­ké. L’auteur marqué par les vertus et les  valeurs qui cristallisent ces figures de la société, a jugé nécessaire de les offrir en modèles à la jeunesse. Il a tenu à faire la présentation de son œuvre  en présence de sa mère, qui de Thiès a rallié les lieux un peu tardivement à cause des embouteillages. Mais Mor Talla Gaye s’est plié à cet exercice tout étreint par une forte émotion, car ayant du mal à contenir ses larmes, lorsqu’il faisait défiler les images des périodes de vaches maigres où sa mère s’investissait pour sa réussite dans sa carrière de journaliste. C’est cet investissement  qui lui a valu d’offrir cet ouvrage aux lecteurs, a expliqué l’auteur qui est surtout revenu sur les raisons qui l’on poussé à produire cette œuvre.
«On nous donne des modèles importés. Alors que nous avons nos modèles. C’est pour cela que j’ai voulu présenter des modèles de notre société. J’ai tenté de faire connaître leur vie, leur mystère, leur personnalité à un moment où l’argument de la perte des valeurs est brandi», a affirmé l’auteur. En dehors du portait de la star de la musique sénégalaise, Youssou Ndour qu’il a décidé d’intégrer dans son livre pour vanter ce sens entrepreneurial qui lui a valu de faire des investissements et créer des emplois, Mor Talla Gaye souligne que tous les autres portraits ont été réalisés dans le cadre de sa production journalistique. Le journaliste dit vouloir ainsi mettre sous les projecteurs des per­son­­nages  souvent dans l’ombre. C’est le cas du «self made man», le transporteur Ndiaga Ndiaye. Se prononçant sur ce dernier, Mor Talla Gaye renseigne que c’est quelqu’un qui «ne drague pas les médias et court pas les mondanités» alors qu’il mérite d’être présenté comme modèle à la jeunesse sénégalaise pour s’être battu et devenir un milliardaire dans le secteur du transport. On retrouve également dans cet ouvrage édité par L’Harmattan- Sénégal, le portrait de «la dame de fer» l’ancien  premier ministre Mimi Touré qui a conduit les traques des «biens mal acquis».
Mor Talla Gaye a aussi tenté de percer le mystère qui entoure la personnalité du chef de protocole du président Macky Sall, Bruno Diatta qui a par ailleurs servi les anciens présidents sénégalais  et d’autres célébrités comme Joseph Koto, l’entraîneur des U 20, récemment vainqueur du  tournoi de l’Uemoa ainsi que l’entraîneur de l’As Pikine, Alassane Dia. «Bruno Diatta détient des secrets qu’il sait taire. Il méritait un livre. On est à une époque où pour un rien, un secret est divulgué», a commenté l’auteur, soulignant que cette production est  «un témoignage pour la postérité». La cérémonie s’est déroulée en présence du professeur Mamadou Koumé qui a été son enseignant au Cesti, de Mamou­dou Ibra Kane, directeur du Groupe futurs médias, du journaliste, Pape Samba Diarra qui a préfacé le livre et de Alioune Badara Fall, directeur de publication de l’Observateur. L’ancien journaliste du Quotidien, de Weekend-magazine et de Walf fm,   dont «l‘humanisme», «l’altruisme»  ont été vantés par ses collègues, ses patrons et professeurs, a  reçu des félicitations pour la qualité de l’ouvrage.

Appréciations des aînés
Le directeur de Gfm, Mamou­dou Ibra Kane a salué l’esprit de synthèse qui a surtout caractérisé la plume de l’auteur. Soutenant «sentir les personnages dans les portraits», son professeur au Cesti, Mamadou Kou­mé avoue que grâce à cet ouvrage, il a appris beaucoup de choses sur Joseph Koto qu’il connaît pourtant depuis longtemps. «J‘ai vraiment appris beaucoup de choses sur Joseph Koto», a insisté M. Koumé. Le directeur des éditions L’Har­mattan-Sénégal, Abdoulaye Diallo tout en vantant la qualité du travail des journalistes a pour sa part, profité de l’occasion pour les inviter à mieux fréquenter le monde de la littérature. «C’est en lisant qu’ils vont renforcer la qualité de leurs écrits», a-t-il défendu. Un des intervenants, représentant du ministre de la Fonction publique, Mme Bam­passy a mentionné que «l’auteur a su produire une série de portraits à travers laquelle le lecteur apprend une leçon de la vie».
ambodji@lequotidien.sn

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