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La salle de conférence du Goethe institut a abrité mardi dernier la cérémonie de dédicace du recueil de poèmes Damnée en année. Dans cet ouvrage paru aux Editions Kusom, l’auteur traite des thèmes d’accès à l’émancipation, le retour aux sources, la protection de l’environnement, la valorisation de nos cultures et de nos langues, la femme noire, entre autres. Kemit, de son patronyme Franck Mboumba, est un artiste d’origine gabonaise qui vit au Sénégal. Ayant fait ses premières humanités dans le rap, ce slameur se veut être un véritable panafricaniste. Ainsi, dans son recueil composé de 42 poèmes, il y évoque la revalorisation de la culture noire et le retour aux sources, convaincu que «chaque génération doit accomplir sa mission ou la trahir».
Le jeune poète dit vouloir mettre sa plume au service de sa communauté qui est l’Afrique. «J’ai décidé d’écrire parce qu’il y a quelque chose que je veux changer avec ma plume. Le recueil porte mes aspirations et mes rêves de voir une Afrique unie où les Peuples vivent en harmonie.» Kemit  a d’ailleurs profité de la tribune qui lui est offerte pour inviter tous les Africains à se mirer dans ses écrits, à connaître leur identité pour mener ensemble le combat contre l’injustice dont sont victimes les Africains du fait de l’influence des puissances occidentales. Il exhorte également à copier sur le modèle des valeurs africaines, à l’image de Patrick Lumumba, Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, entre autres. «Il faut faire de sorte que les gens nous aiment parce que nous sommes sans masque»,  a-t-il dit au public venu assister à la cérémonie de dédicace de son recueil de poèmes. Parents, amis  et sympathisants qui ont fait le déplacement ont à l’unanimité loué le courage, l’abnégation et la ferme volonté du jeune poète dans son combat pour une Afrique émergente.
bseck@lequotidien.sn

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