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Pour espérer un changement qui va sortir le pays de la pauvreté, le Sénégalais doit revoir son rapport avec la chose publique. C’est en résumé l’avis du journaliste Alioune Alassane Féré Mbaye qui est un des auteurs du pamphlet «Sen njaxas». Il estime que «le Sénégalais est un vecteur de sous-développement».

«Le Sénégalais est un vecteur de sous-développement.» C’est la ferme conviction du journaliste Alioune Alassane Feré Mbaye. C’est ce qui explique, selon lui, le sous-développement du pays. «Le Sénégalais estime qu’en l’absence d’autorité, tout lui est permis. C’est pourquoi nous avons une petite élite qui abuse, travaille et profite des faiblesses de son Peuple», a-t-il dit samedi lors de la cérémonie de dédicace de Sen njaxas. Alioune Alassane Feré Mbaye fait partie d’un groupe de 8 jeunes qui ont produit, en 106 pages, «la solution» pour un Sénégal développé. L’ouvrage paraît certes petit par le nombre de ses pages, mais d’après la présentation de Amadou Aly Kane, «Sen njaxas est grand par le contenu». Publié aux éditions l’Harmattan, c’est un livre de poche aux allures d’un manifeste citoyen. «C’est une radioscopie presqu’exhaustive des maux dont souffre le Sénégal. C’est une contribution à la marche républicaine du Sénégal. La nouvelle génération demande plus de démocratie et moins de structure. C’est une sorte de nouveau contrat social. Voilà tout le mérite de Sen njaxas. Ils posent leurs plumes à la fois acerbe et alerte là où ça fait vraiment mal», a dit M. Kane samedi lors de la cérémonie de dédicace du livre.
De la diplomatie en passant par la gouvernance économique sans oublier l’apport du citoyen au développement de son pays, Sen njaxas se fait un point d’honneur à proposer des pistes de solutions pour sortir le Sénégal du sous-développement. «Depuis 1960, on construit des infrastructures ; toujours est-il qu’on est pauvre. La solution doit venir de tous», a déclaré Alioune Alassane Féré Mbaye. Il ajoute qu’il faut juste travailler pour réussir. «Il faut s’interroger sur nos actions. Peut-être que nous sommes idéalistes, mais nous pensons que pour développer le Sénégal, les infrastructures seulement ne suffisent pas. Il faut fabriquer un nouveau type de Sénégalais. Dans le livre, on a essayé d’exalter plus des valeurs que de critiquer des hommes. Développer un pays doit être une affaire de tous», souligne le journaliste.
Et pour joindre l’acte à la parole, un collectif du même nom que le livre a été officiellement lancé. Son objectif est de préserver, défendre et représenter les intérêts du Peuple sénégalais, favoriser la participation massive des citoyens sénégalais dans la gestion de la cité pour un changement social positif, participer à l’éveil des consciences de nos concitoyens, promouvoir l’éthique et la citoyenneté au Sénégal et redonner au livre et à la lecture ses lettres de noblesse, en y intéressant surtout la jeunesse.
   mgaye@lequotidien.sn

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