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Juste pour saluer votre pertinente analyse, dans la publication du Lundi 20-03-17 au niveau de la rubrique les Lundis de Madiambal,  relative à la défaite et au départ de Issa Hayatou. Oui, personne ne versera une larme pour lui …tout comme personne ne tenterait de s’émouvoir ou verser une goutte de larme pour José Eduardo dos Santos, Paul Biya, Robert Mugabe et tant d’autres, quand ils vivront un jour l’humiliation que rumine présentement le pauvre Hayatou.
Malheureusement, les pratiques qui ont plombé Issa, sont monnaie courante en Afrique et bien palpables jusque chez nous au Sénégal. En effet, nombreux sont les dirigeants de structures sportives, de syndicats, de partis politiques, d’associations diverses, qui sont réfractaires au principe d’alternance et de renouvellement de la classe dirigeante. Il suffit simplement de jeter un coup d’œil dans la gestion de la lutte ou les «navétanes», pour s’en rendre compte. Autant on a beaucoup épilogué sur le cas du Camerounais, autant  on doit admettre que c’est la triste réalité qu’on vit au pays de père Léo, et que l’on doit éradiquer. Si nos «présidents» ne prennent pas garde, ils subiront  un jour ou l’autre le même  sort que le président Hayatou, si l’on sait que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets comme disait l’autre.
Les raisons fondamentales qui fondent ma réflexion sont liées au fait que les contextes et les personnes ne sont guère immuables. Ils évoluent sans cesse, et l’ère des grandes certitudes est désormais révolue. J’en veux pour preuve : la matérialisation du Brexit, la défaite surprise de Yaya Jammeh, l’élimination du Psg par le Barça en huitièmes de finale de la  Ligue des Champions  4-0 (1-6).
Tout compte fait, l’on doit s’inspirer du Malgache, Ahmad Ahmad, nouveau  président de la Confédération africaine de football (Caf), pour renverser ceux qui s’éternisent à la tête de certains postes électifs par le biais du copinage, de tripatouillages des dispositions statutaires, ou autres subterfuges. Levons-nous, à commencer par l’Etat, garant de la réglementation en vigueur ; et qui est interpellé depuis belle lurette sur ces pratiques, à la limite dictatoriales. A mon avis, il doit sévir au nom de l’équité, de la transparence et de la bonne gouvernance ;  mais surtout  pour que nul ne se croit… seule constante qui vaille.
Cheikh Omar DIAOUNE
Lycée Gandon, St-Louis
Souaibou7@yahoo.fr   

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