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Elles font le charme du défilé. Chaque année, les majorettes apportent une touche sénégalaise à la célébration de l’accession du pays à la souveraineté internationale. Pour le 58ème anniversaire, les pensionnaires de l’Institut Notre Dame ont émerveillé plus d’un.

Le passage des majorettes : C’est l’un des moments qu’il ne faut sous aucun prétexte raté durant le défilé du 4 avril. Voir une armée de beauté se déhancher avec une telle grâce au rythme du tam-tam après s’être farci d’engins et autres appareils conçus pour faire peur vaut bien le coup de se réveiller très tôt un jour férié. Cette année, les organisateurs du défilé ont été inspirés de démarrer la célébration des 58 ans d’indépendance avec les majorettes de l’Institut Notre Dame de Dakar. Après l’arrivée du président de la République, c’est un rythme binaire des sabar qui annonce au loin l’arrivée des meilleures élèves des classes de 3ème et de Terminales de l’Institut Notre Dame. En robe courte, assortie de bottes, elles avancent vers la tribune présidentielle. Progres­si­vement, le rythme binaire laisse la place au mbalax. Et naturelle­ment, la cadence s’accélère, mais ce n’est pas une question de gestion. Généreuses dans l’effort et agréables à regarder, elles forment un cœur devant la tribune présidentielle. Sur des rythmes du sud en passant par des œuvres réactualisées de Julien Jouga, les majorettes ont arraché des applaudissements au public par leur prestation. Dire que ce spectacle est magnifique est juste un euphémisme. Seulement, il y a (toujours) un chien pour gâcher l’ambiance. En effet, échappant à la vigilance des Forces de l’ordre, la bête déambulait comme bon lui semblait et par la même occasion attirait l’attention du public sur elle. Cet impair s’est heureusement, est-on tenté de dire, produit à la fin du passage des belles jeunes filles.
Plus tard, les majorettes du lycée John F. Kennedy ont confirmé leur réputation de leaders dans ce domaine. Et pourtant, leur prestation a été pratiquement la même que celle de 2017 et probablement des autres années. Elles marchent en ouvrant les pieds et font mine de regarder derrière.
mgaye@lequotidien.sn

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