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Les experts de 11 pays d’Afrique  ont bouclé ce week-end à Saly, deux semaines de formation sur la définition de politiques énergétiques. Cet atelier de formation, initié par l’Institut de la francophonie pour le développement durable en collaboration avec  Enda Energie, a permis aux experts, venus de différents pays africains, de disposer d’outils qui devront leur aider dans l’élaboration de leur politique énergétique de leurs pays respectifs, de tenir compte des contraintes mais également des nouvelles contraintes telles que l’environnement, la prise en charge de la question genre, entre autres.  Selon Papa Mademba Bitèye, le secrétaire permanent à l’Energie au ministère du Pétrole et des énergies, qui présidait cet atelier de formation, cette formation est une excellente chose pour les pays africains et  découle du constat fait sur les difficultés rencontrées par les pays africains concernant l’accès à l’énergie. «Il y a 600 millions d’Africains qui n‘ont pas accès à l’électricité. Il y a aussi le défi de l’électricité à un coût abordable et le défi d’une planification efficiente des investissements en matière d’infrastructures électriques», a rappelé Papa Mademba Bitèye. Poursuivant ses propos, le secrétaire permanent à l’Energie au ministère du Pétrole et des énergies a rappelé aussi que cette formation vient également, au moment où le Sénégal va définir sa nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie. Il explique que «cette nouvelle lettre de politique va dire comment le secteur de l’énergie sera géré sur les cinq prochaines années conformément aux orientations du président de la République».
Au-delà de cet aspect, Marice Labrier, consultante en énergie et climat assure également que cet atelier de formation va par ailleurs permettre à ces experts de disposer de réseaux d’abord avec leurs camarades experts, mais également avec leurs professeurs. «Ce réseau formé de plusieurs experts, en provenance d’une variété de pays d’Afrique francophone, est particulièrement important pour le partage d’expérience entre les experts eux-mêmes, car il n’y a pas de plus bel apprentissage que l’apprentissage par les pairs et cela va créer des liens entre ces pays présents, mais aussi entre les institutions. Donc il est important d’avoir cette masse critique d’experts qui disposent d’un langage commun, de ces mêmes connaissances sur l’élaboration de politique énergétique durable. C’est pourquoi, nous allons inciter ces experts qui sont formés à partager avec leurs collègues ces informations», a souligné la consultante en énergie et climat.
Pour les récipiendaires, cet ingénieur énergéticien du Benin, qui a parlé au nom de ces camarades, a déclaré que cette formation était une révolution pour les participants. Au sortir de cet atelier de formation, ils disent disposer d’outils d’opérationnalisation et de planification dans le domaine de l’énergie.
abciss@lequotidien.sn

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