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Qui pour porter le titre de chef de l’opposition au Sénégal ? De combien de milliards de francs Cfa bénéficierait ce chef de l’opposition en guise de fonds politiques ? Deux inconnues qui rendent difficile la résolution de l’équation à laquelle font face les participants au dialogue politique. Deux géants du camp des adversaires du Président Macky Sall sont vus en lice pour la conquête dudit titre : Abdoulaye Wade dont le parti (Pds) reste le seul à avoir un groupe parlementaire au sein de l’Hémicycle et Idrissa Seck qui était deuxième lors de la Présidentielle du 24 février dernier. Qui des deux ? Personne ne sait. Il faut une définition par la loi de celui qui doit l’incarner. Mamour Cissé, leader du Parti social-démocrate/Jant-bi (Psd/Jant-bi), invité hier de l’émission «Le grand jury» de Rfm, met sur la table l’exemple malien concernant le statut du chef de l’opposition. Il dit : «si vous prenez l’exemple d’un pays comme le Mali, Soumaïla Cissé est chef de l’opposition, parce qu’il est deuxième en termes de l’élection présidentielle et deuxième en termes de poids législatif. Cela n’a posé aucun problème. Il y a une bonne harmonisation.» Mais au Sénégal, à l’en croire, tel n’est pas le cas parce que «tout le monde a compris que le Parti démocratique sénégalais n’a pas participé à la dernière élection présidentielle et il est deuxième lors des Législatives. Mais, qu’on le veuille ou non, Idrissa Seck est aujourd’hui deuxième au niveau de l’élection présidentielle».
Concernant toujours cette question autour du statut du chef de l’opposition, le secrétaire général du Psd/Jant bi soutient que ceux qui se trouvent autour de la table du dialogue politique auront à discuter, trouver la formule et dire qui doit être le chef de l’opposition.
Par ailleurs, M. Cissé plaide pour que les députés et les maires ne dépassent pas plus de deux mandats comme le président de la République. Parce que pour lui, cela pousserait ces derniers à «travailler et à ne pas faire que de la politique qui n’est pas un métier». «Qu’ils fassent deux mandats comme le président de la République est une excellente chose et cela va nous permettre d’avoir une alternance générationnelle, au lieu d’avoir les mêmes hommes qui reviennent tout le temps», soutient le leader du Psd-Jant-bi, qui dénonce dans la foulée l’élection d’un maire et d’un député à trois reprises. Car pour lui, cela est contre-productif.

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