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Les occupants et propriétaires des cantines sises au stade municipal des Parcelles assainies ont jusqu’au 21 juillet 2019 pour quitter les lieux. La mairie leur a servi une sommation. Elle veut y faire un parking pour le stade qui va accueillir 15 mille personnes. Les occupants qui se sont organisés en collectif veulent des garanties.

Les occupants et propriétaires de cantines du stade municipal des Parcelles Assainies sont montés hier au créneau. Dans un communiqué, ils protestent contre un déguerpissement «brouillon». En effet, ils ont reçu ce 8 juillet 2019 une sommation les invitant à quitter les lieux avant le 21 juillet. Une situation que le collectif ne comprend pas. «Ils sont 350 personnes à exploiter les cantines», informe le communiqué. Qui précise d’ail­leurs que «l’acquittement des droits et taxes génère un quantum supérieur à 4 millions de francs Cfa, sans oublier les redevances liées aux patentes». Sur le plan social, note toujours le document, «l’auto emploi compte une effectif estimé à 350 personnes».
Les occupants et propriétaires de cantines estiment que construire un parking alors que des emplois vont être supprimés va à l’encontre de l’intérêt général.
Le maire des Parcelles Assai­nies joint par téléphone s’ en est expliqué. «Depuis que l’Etat a décidé de prendre en charge les travaux du stade, une nouvelle tribune a été ajoutée. Donc on aura 6 mille places assises. La structure pourra accueillir 15 mille personnes. Donc un problème de sécurité se pose. Une commission de suivi des impactés a été mise en place. Elle a étudié, analysé et évalué. C’est alors que la mairie leur a demandé de voir ensemble les modalités d’accompagnement qu’ils ont refusées», a expliqué Moussa Sy. Qui a précisé qu’une série de rencontres s’est tenue afin d’harmoniser les positions. Mais les occupants et propriétaires ne veulent pas d’accompagnement, d’après le maire. Ils souhaitent «se voir notifier la décision du maire», selon le président du collec­tif.  Pour Baba Ndiaye, «l’encourt d’une cantine est de 6 millions de francs Cfa». En résumé, le collectif veut un terrain de recasement ou de l’argent et se dit prêt à saisir les tribunaux.
D’après Moussa Sy, «il y a 68 cantines dont 10 qui sont inoccupées. Un propriétaire détient 7 cantines, 2 personnes en possèdent 3. Et 5 personnes ont chacune 2 unités (…) 95% d’entre eux n’auront rien sur les dédommagements. La mairie va appliquer la loi. Les propriétaires auront une compensation et c’est à la commission de gérer ça».
mgaye@lequotidien.sn

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