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Les membres du collectif Terme Sud ne vont pas porter seuls leur combat après le déguerpissement dont ils ont été victimes. Ils ont reçu hier un soutien de taille en la personne du maire de Mermoz-Sacré Cœur, Barthélemy Dias.  Ce dernier s’est engagé, avec l’appui du Frapp et de la plateforme Doyna,  à lutter à leurs côtés. Selon Guy Marius Sagna, au cours de la rencontre initiée hier avec les victimes, le maire Barthélemy Dias a donné une information de taille qui était ignorée des victimes.
«Le maire Barthélemy Dias nous a donné une information que nous ne savions pas, à savoir qu’ il y avait déjà un processus dans cette affaire de Terme Sud où dans la superficie qui a été morcelée, il était prévu 79 parcelles pour les populations alors qu’elles n’en étaient même pas informées», a-t-il révélé.  Avant d’ajouter : «Ni moi, ni les autres membres de Doyna,  ni les victimes du déguerpissement n’étaient au courant de cela.»
Ainsi, d’un commun accord, «le Maire Barth, la plateforme Doyna et le collectif des habitants de Terme Sud ont demandé  au président de la Républi­que Macky Sall que ces 79 parcelles-là soient réservées et gardées pour les victimes de ce déguerpissement».
Car  ils ne veulent pas entendre dire que ces victimes-là vont être relogées ou envoyées à Pikine Rufisque ou en dehors de Dakar.
De l’avis de Guy Marius Sagna, il ne peut pas y avoir de paix  sans justice. Et selon lui, la justice voudrait que ces parcelles soient remises à ces familles. «Le droit de préemption  est un droit universel. Quand vous venez dans une localité et que vous devez distribuer  des terres, ceux qui étaient là avant tout le monde sont prioritaires. C’est ce droit de préemption dont doivent bénéficier ces familles-là,  qui nous fonde à exiger  qu’il soit respecté» rappelle-t-il.

Barth’ en bon samaritain
Selon toujours  Guy Marius Sagna,  le maire Dias a informé de la volonté de sa mairie  de mettre à la disposition des familles  dont certaines dorment à la belle étoile,  des locaux  de la  commune de la mairie de Sacré Cœur, le temps de trouver des solutions durables.
Une occasion saisie par Frapp et la plateforme Doyna «pour lancer un appel à tous les autres 18 maires de communes de Dakar et à tous les citoyens sénégalais d’aider ces familles qui sont aujourd’hui éparpillées, émiettées». Dans la même lancée, ils ont invité les citoyens à la mobilisation pour dire plus jamais ça.  Sinon, avertit Guy Marius, «à chacun son tour à Gadaye où à Terme Sud».  Son souhait «c’est de se mobiliser pour qu’on ait un état social où il y a des règles conformes aux intérêts des populations et qu’elles soient respectées».
L’occasion faisant le larron, la rencontre avec les victimes du déguerpissement du Terme Sud  a tourné aussi sur le problème des bacheliers  non orientés de 2019, le problème de la 7e promotion de l’université virtuelle du Sénégal,  le problème foncier  des populations de Niaguis, de Baraf  dont quatre membres sont présentement en prison, le problème foncier à  Kignabour, à Guéréo,  à Keur Samba kane , celui des travailleurs du Ccpi qui comptent 14 mois sans salaires, celui des travailleurs de Sigelec, 35 mois sans salaires.

Une marche pacifique le 10 octobre
Pour ces nombreux problèmes qui touchent des Sénégalais, la plateforme Doyna et Frapp ont  déposé le lundi dernier une lettre à la table du Préfet l’informant que le samedi 10 octobre de 15 heures à 19 heures, de la Place de l’Obélisque à la Rts, ils vont organiser une marche pacifique où les gestes barrières seront respectées, pour demander les résolutions de tous ces problèmes. «Autorisée ou pas nous tiendrons cette manifestation ; nous ne pouvons pas continuer à accepter  que les agressions contre les populations ne soient pas confinées alors qu’on confine nos droits à dénoncer le  tort qui nous est fait», avertit M. Sagna.

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