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Pour le ministre de l’Intérieur, Sonko ne peut bénéficier d’une protection physique que lorsqu’il sera déclaré officiellement candidat par le Conseil constitutionnel. Par conséquent, il a rejeté sa demande.

Par Hamath KANE

Ousmane Sonko devra compter sur sa propre protection pour le moment. Le ministre de l’Intérieur a, en effet, rejeté la lettre du Copil de Pastef-Les patriotes en date du 12 octobre 2018 dans ce sens. «Vous m’avez sollicité pour la prise en charge de la sécurité ‘’du candidat Ousmane Sonko’’ par les services de l’Etat. En réponse, je vous fais connaître que l’Etat du Sénégal a toujours garanti à ses citoyens leur sécurité. Je voudrais par la présente vous rappeler que les dispositions de la Constitution et du Code électoral, respectivement aux articles 30 et L.121 qui stipule que : ‘’Au plus tard 30 jours avant le scrutin, le Conseil constitutionnel procède à la publication de la liste des candidats. En conséquence, je suis au regret de vous annoncer qu’une telle demande ne saurait être satisfaite à l’état actuel du processus électoral, au risque de créer une rupture de l’égalité des citoyens devant la loi’’», lit-on dans un communiqué signé par Aly Ngouille Ndiaye. Ce dernier s’est donc appuyé sur la notion de candidat, alors que justement Sonko est encore candidat à la candidature tant qu’il n’aura pas été admis par les 7 «sages».
Il faut dire que cette demande de Sonko précède les menaces de Moustapha Cissé Lô. Mardi, le leader de Pastef avait tenu une conférence de presse pour réagir à la vidéo dans laquelle il déclarait que «fusiller ceux qui ont eu à diriger le Sénégal ne serait pas un péché». Moustapha Cissé Lô était monté au créneau pour l’insulter et avait déclaré que Sonko lui-même méritait la mort. «Nous avons écrit au ministre de l’Intérieur qui, lui-même, m’a publiquement menacé, pour que l’Etat assure ma protection. Espérons simplement que Macky Sall, même si j’en doute fort, aura l’élégance du Président Abdoulaye Wade qui, en 2012, lui avait accordé cette même protection ! A défaut, nous avisons toute l’opinion nationale et internationale qu’il sera responsable de tout ce qui m’arrivera», avait prévenu le leader de Pastef. Il faut souligner que Macky Sall n’avait bénéficié d’une protection de l’Etat que lorsqu’il a été admis au second tour pour faire face à Abdoulaye Wade.
hamath@lequotidien.sn

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