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Le ministre gambien des Affaires étrangères a décidé de rompre avec Yahya Jammeh. Neneh Macdouall Gaye, qui participait à une rencontre diplomatique en Arabie saoudite, a re­joint les Etats-Unis où elle vivait jusqu’à sa nomination à la tête de la diplomatie gambienne.

A moins d’un mois de la fin de la transition en Gambie, Yahya Jammeh est de plus en plus esseulé, mis sous la pression de la communauté internationale. Il est aussi lâché par certains apparatchiks de son pouvoir à l’image de son ministre des Affaires étrangères. Neneh Macdouall Gaye a décidé de rompre avec le Président Jammeh en démissionnant de ses fonctions. Selon Free­dom­news­paper, la patronne de la diplomatie gambienne, qui participait à une rencontre en Arabie saoudite, pour rallier les Etats Unis où elle résidait jusqu’à sa nomination au ministère des Affaires étrangères. Vivant à Atlanta et dépositaire de la carte verte, elle a été «recrutée» par Jammeh grâce  aux recommandations  de l’ex-ambassadeur de la Gambie à l’Onu que le Président sortant a limogé. Après qu’il a reconnu Adama Barrow comme nouveau chef de l’Etat.
Yahya Jammeh, qui avait reconnu sa défaite, est revenu sur la sincérité de la Prési­dentielle du 1er décembre dernier. Il demande l’annulation de l’élection et l’organisation d’un nouveau scrutin. La Cour suprême, qu’il a saisie d’un recours, va se prononcer le 10 janvier prochain, à une semaine de la fin de la transition. La Cedeao, qui a pris la décision ferme d’installer Adama Barrow le 19 janvier, se retrouve dans une situation où le recours à la force prend les apparences de l’évidence. Alors que Jammeh n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir.

bsakho@lequotidien.sn

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