PARTAGER

Le ministre de l’Environ­nement et du développement durable, Abdou Karim Sall, avait donné le 9 juillet 2019 un délai de 45 jours aux Industries chimiques du Sénégal (Ics) pour délocaliser son émissaire après une visite à Khondio, suite aux complaintes des populations sur le déversement de déchets toxiques dans leur village.
Interpellé hier, en marge de sa visite à Tivaouane, sur la question, le ministre rassure : «La délocalisation de l’émissaire est une question de jours. Le lieu a été choisi. Il est très loin des populations. Egalement, nous avons retenu, en rapport avec les autorités territoriales de la zone, de voir avec les Ics la voie qui va mener vers l’endroit qui a été choisi. Mais l’endroit doit traverser des champs. Donc, il faut payer les impenses. Ils ont été évalués. Le payement va être fait incessamment.» Et d’ajouter : «Il faut attendre la fin des récoltes. On ne peut pas venir enlever ce que les populations, notamment les villageois, avaient déjà semé pour faire passer la route. Nous attendons la fin de l’hivernage, après avoir calculé les impenses et dédommagé ceux qui sont impactés, pour pouvoir délocaliser de manière définitive l’émissaire de Khondio.» Il rappelle : «C’est à la suite d’une alerte que le ministère s’est rendu à Khondio pour se rendre compte de ce qui a été fait en direction des populations venant des Ics. Nous avons constaté qu’il y avait un émissaire qui déversait des rejets sur la mer. Et nous avions demandé à l’époque à ce que des analyses soient faites pour que nous puissions être rassurés quant à la teneur des rejets en termes de dangerosité des produits contenus dans ces rejets-là. Les analyses sont terminées. Mais nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous avions décidé à l’époque, en attendant que les analyses se fassent, de délocaliser l’émissaire.»

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here