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L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) de la France a décidé d’appuyer techniquement et financièrement son homologue sénégalais, l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme), afin de déployer les bonnes pratiques d’efficacité énergétique dans le bâtiment. Cela, dans le cadre du Programme d’aménagement de bâtiments bioclimatiques et bas carbone au Sénégal dénommé «SénABBBac» qui a été lancé hier.

Des bâtiments bioclimatiques devraient bientôt sortir de terre à Diamniadio, Sokone et San­diara. Le  Programme d’aménagement de bâtiments bioclimatiques et bas carbone au Sénégal dénommé «SénAB­BBaC» a été lancé hier, et ces zones sont les cibles pour les opérations pilotes. A travers ce programme, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie de la France (Ademe) a décidé d’accompagner l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) afin de déployer «les bonnes pratiques d’efficacité énergétique dans le bâtiment à plus grande échelle et de capitaliser sur les programmes existants pour développer la production et promouvoir l’utilisation de matériaux isolants biosourcés à base de Typha». A cet effet, expliquent les services de Biram Faye, directeur général de l’Aeme, «les deux Agences en partenariat avec la Délégation générale au pôle urbain de Diamniadio (Dgpu), la Société nationale d’habitat à loyer modéré (Sn-Hlm) et le Programme national d’efficacité énergétique dans le bâtiment et du Projet de production de matériaux d’isolation thermique à base de Typha (Pneeb-Typha) comptent travailler en étroite collaboration pour la réalisation d’activités communes et/ou complémentaires en ce sens et créer des synergies».
L’Ademe qui sera à côté de ses partenaires du Sénégal va ainsi apporter un appui technique et financier en partageant ses compétences car, soutient François Moisan, directeur exécutif de l’Ademe, «c’est important que les bâtiments intègrent dès le début de leur construction des limitations de la consommation d’énergie, d’émission de gaz à effet de serre, mais aussi le confort pour les habitants. Et c’est maintenant qu’il faut le faire, et non dans trente ans». Quand on construit, souligne M. Moisan, «les populations ont besoin d’avoir des logements qui ne sont pas en termes de coût excessifs, mais il faut aussi que ces logements n’abusent pas par la suite des factures énergétiques trop élevées. Et ça, c’est de la responsabilité du concepteur». Et maintenant, assure-t-il, l’Ademe a «des technologies qui permettent de concilier les deux, des bâtiments à bas coûts, mais suffisamment performants pour avoir le confort pour les habitants et ne pas générer des consommations d’électricité trop élevées».
Il est ainsi prévu la réalisation d’un projet de bâtiments bioclimatiques dans un éco-quartier de la ville nouvelle de Diam­niadio et l’aménagement de nouveaux lotissements sociaux de 250 logements dans les villes de Sandiara et Sokone. Cela, grâce à une subvention accordée par le ministère français de l’Environ­nement, de l’énergie et de la mer (Meem) de 500 mille euros, soit environ 327,5 millions de francs Cfa.
dialigue@lequotidien.sn

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