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La Nation a rendu hier un dernier hommage à Mamadou Diop. L’ancien maire de Dakar est inhumé au cimetière de Bélélane à Yoff.

La morgue de l’hôpital Principal refuse du monde. Une ambiance de mélancolie s’est dégagée hier, lors de la cérémonie de levée du corps de Mamadou Diop, décédé lundi dernier à 81 ans. Diop le maire dont la dépouille auréolée du drapeau national a été fièrement portée par 6 militaires du bataillon Oran repose au cimetière de Bélélane à Yoff. Auparavant, politiques, acteurs de la justice et forces de défense et de sécurité lui ont rendu hommage. Homme d’Etat pour certains, incarnation de vertus pour d’autres, Mamadou Diop a reçu une pluie d’éloges. «Hier, quand nous avions su la triste nouvelle qui est somme toute le destin de tout humain, le chef de l’Etat nous a dit que s’il y avait à choisir une personne qui incarne l’Etat, certainement ce serait Mamadou Diop. Le grand serviteur de l’Etat qu’il a été a servi le Sénégal sous toutes ses formes. Pouvoir judiciaire, pouvoir exécutif et législatif. Je pense qu’on ne pouvait pas mieux servir l’Etat», témoigne Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Né le 9 mai 1936 à Dakar, Mamadou Diop a consacré plus de 40 années de sa vie à servir l’Etat. Secrétaire général de la Présidence sous le régime de Senghor, plusieurs fois ministres sous Abdou Diouf, magistrat et avocat, député, maire de Dakar, puis de Yoff, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) jusqu’à sa mort, le défunt laisse également derrière lui une bibliographie de 15 ouvrages sur la gouvernance politique. «Mamadou Diop a incarné une certaine sagesse, un certain don de soi et une adhésion au grand concept que le Président Senghor a légué, à savoir le concept ‘’Armée-Nation’’. Ce sont toutes ces valeurs qu’il nous inspire aujourd’hui», regrette encore le chef du gouvernement devant Abdoulaye Diouf Sarr, Aly Ngouille Ndiaye, Papa Abdoulaye Seck, entres autres membres du gouvernement.
En écho, l’actuel maire de Yoff raconte devoir ses premiers pas en politique à son «oncle» qu’il a élevé au rang de maire honoraire de la commune depuis 2014. Abdoulaye Diouf Sarr qui a pleuré, d’après le Premier ministre, lorsqu’il a appris le décès, s’est souvenu de son passage à la tête de la Cellule d’appui aux élus locaux. «Il m’avait confié à des hommes d’expérience. J’ai connu beaucoup de choses de la décentralisation grâce à lui», souligne le ministre de la Santé et de l’action sociale. Le fils du khalife des Layènes, Cheikh Mbacké Laye, a prié pour le repos de l’âme du défunt.
bgdiop@lequotidien.sn

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