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La mission d’observation électorale de l’Union Africaine «reste préoccupée par le climat de méfiance existant au sein de la classe politique» après le scrutin de dimanche dernier. En conférence de presse hier pour présenter son rapport préliminaire, elle a appelé «au sens de la retenue (…), à respecter le verdict des urnes et à recourir uniquement à la voie légale pour des contestations éventuelles le cas échéant». Ces observateurs exhortent, en outre, les acteurs politiques à «s’engager dans un dialogue afin de trouver le consensus le plus large possible pour ne pas compromettre les échéances électorales futures et préserver la longue tradition démocratique du pays». Sur le déroulement du vote, Catherine Samba-Panza, chef de la mission, est d’avis que «ce scrutin s’est globalement déroulé dans les conditions de transparence, malgré le constat avéré de dysfonctionnements dans l’organisation». Les missionnaires de l’Union africaine ont également relevé «quelques cas où l’électeur a été autorisé à voter avec le seul récépissé, contrairement à la décision du Conseil constitutionnel qui préconisait que ce récépissé soit accompagné d’un document d’immatriculation supplémentaire. Dans tous les cas, l’identité a été vérifiée sur la liste électorale».
Analysant le processus, Mme Samba-Panza et Cie relèvent que «l’absence d’un cadre légal encadrant les dépenses de campagne électorale (…) n’est pas de nature à favoriser le principe d’égalité des chances entre les listes de candidats en compétition».
Dans ses recommandations, la mission exhorte le gouvernement du Sénégal à «promouvoir une résolution consensuelle des différends politiques» et à «restaurer la confiance» entre les acteurs.

mgaye@lequotidien.sn

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