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Au vu des actes cumulés posés par l’ancien Président M. Abdou Diouf et le secrétaire général du Parti socialiste M. Ousmane Tanor Dieng, ne peut-on pas dire sans risque de se tromper qu’eux deux ont trahi la mémoire de l’ancien président de la Répu­blique feu Léopold Sédar Sen­ghor. Mais M. Tanor Dieng, beaucoup plus que M. Abdou Diouf.
Devenu président de la République à la faveur de l’article 35 de l’ancienne Constitution du Sénégal, élu et réélu trois fois de suite en 1983, 1988 et 1993. L’ancien président de la République, M. Abdou Diouf, a dramatiquement raté le tournant politique à lui décisif lors du congrès sans débat du Parti socialiste, tenu le samedi 16 mars 1996.
Après avoir perdu le pouvoir de façon démocratique suite à la Présidentielle du dimanche 19 mars 2000, le Parti socialiste a éclaté en plusieurs entités politiques avec les départs de M. Souty Touré, M. Robert Sagna, M. Mamadou Diop et M. Abdoulaye Makhtar Diop etc.
Au lendemain de son accession à la Magistrature suprême, après avoir mis fin démocratiquement à 40 ans de règne du Parti socialiste, l’ancien Président Me Abdoulaye Wade avait exprimé orbi et urbi son intention de voir les Libéraux rester au pouvoir durant les 50 ans à venir.
Saigné par le départ regrettable de certains mastodontes politiques, le Parti socialiste a fait douze ans de traversée du désert. Ce qui correspond à la durée des deux mandats de l’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade. Que d’aria ! Le Parti socialiste ne parvient toujours pas à se remettre de sa défaite historique de 2000.
Pour rappel, membre fondateur du Cadre permanent de concertation (Cpc) du Front siggil senegaal  (Fss), de Benno siggil senegaal et acteur principal des Assises nationales, le Parti socialiste de M. Ousmane Tanor Dieng est devenu un subordonné de Benno bokk yaakaar, notamment de l’Apr yaakaar du Président Macky Sall. Plombé par les mauvaises décisions de Tanor Dieng, le Parti socialiste a du mal à prendre l’envol pour atteindre les cimes de la victoire en signant son retour à la Magistrature suprême.
Le déroulé du simulacre de congrès organisé les 5 et 6 juin 2014 a foulé au pied le désir légitime des militants de renouveler le parti en s’adaptant au nouveau contexte et en relevant les défis de l’heure en pleine conscience des enjeux identifiés. Malheu­reusement, M. Ousmane Tanor Dieng, l’éternel perdant, et sa cohorte inconditionnelle ont choisi l’immobilisme et la subordination au détriment de la modernité et de la liberté à portée de main.
Par ailleurs, aux Municipales de mars 2009, le camarade M. Khalifa Ababacar Sall a pris le risque en cette période de montrer la voie à suivre en étant la tête de liste majoritaire de la coalition Benno siggil senegaal municipales qu’il a remportées haut la main en devenant maire de la ville de Dakar. Cependant, il est important de souligner que malgré qu’il soit le tombeur de Pape Diop, maire de Dakar sortant du Parti démocratique sénégalais, M. Khalifa Ababacar Sall a travaillé en parfaite intelligence avec l’ancien Président Me Abdoulaye Wade durant ses deux mandats à la tête de la Magistrature suprême.
Entre les deux tours lors de la Présidentielle de 2012, le Parti socialiste a soutenu sans condition l’Apr Yaakaar, le parti du Président Macky Sall et Benno bokk yaakaar, une coalition de coalitions dont il est devenu membre à part entière.
En ce qui concerne spécifiquement M. Khalifa Ababacar Sall, avant la Présidentielle de 2012, il était déjà maire de Dakar suite aux Municipales de 2009. Epris de justice, en tant que maire, il avait soutenu l’ancien président de l’Assemblée nationale déchu, M. Macky Sall, victime d’un coup de force et d’une injustice qui a indigné tout le monde. Aussi, en dehors de lui, il a aidé ses quelques compagnons de route qui traversaient le désert de l’opposant et dans le besoin, parmi lesquels, on peut citer M. Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar, M. Mbaye Ndiaye, M. Benoît Sambou et le fameux nain qui se croit sorti des cuisses de Jupiter, M. Abdou Mbow, etc.
Bis repetita ! lors des Mu­nicipales de 2014, M. Khalifa Ababacar Sall, à la tête de la coalition Taxawu Ndakaru, a battu à plate couture l’ancien Première ministre du Sénégal, Madame Mimi Touré, malgré tous les moyens mis à sa disposition par le Président Macky Sall qui, force est de constater, n’arrive toujours pas à digérer les défaites historiques qu’il a es­suyées.
En effet, M. Ousmane Tanor Dieng a été toujours un éternel perdant et il le restera pour toujours. C’est donc en connaissance de cause qu’il a vendu son âme et celui du Parti socialiste au Président Macky Sall, moyennant un poste de président du Hcct, deux postes ministériels et quelques strapontins dans l’Administration publique. M. Khalifa Ababacar Sall est la mer. Bizarrement, le Président Macky Sall veut arrêter la mer avec ses bras. Comme le disait l’autre, «la vérité est comme l’huile, elle remonte toujours à la surface».
Bref ! Les événements du 5 mars 2016 marquent le début d’une chasse à l’homme orchestrée par le président de la République M. Macky Sall pour empêcher M. Khalifa Ababacar Sall de se présenter à la Présidentielle de 2019 en le faisant condamner pour le rendre inéligible, car ce dernier est non seulement présidentiable, mais politiquement redoutable.
En somme, en considération de son passé électoral et du poids prépondérant du capital sympathie que nourrissent les Séné­galais de tout bord en particulier du Sénégal des profondeurs, M. Khalifa Ababacar Sall est sans ambages un adversaire politique de taille, capable de remporter la Présidentielle de 2019 devant le président de la République M. Macky Sall.
L’éternel perdant sous les cieux éternels de Dieu, en l’occurrence M. Ousmane Tanor Dieng, veut torpiller le destin politique de M. Khalifa Ababacar Sall en ignorant cyniquement ce que celui-ci contient en biens qui pourraient lui être profitables. Et si Dieu avait décidé sans qu’on le sache que M. Khalifa Ababacar Sall sera le cinquième président de la République du Sénégal en 2019, imaginons quelques instants quel sera le comportement de M. Ousmane Tanor Dieng et ses acolytes ? L’avenir ne se mange pas, mais on lui réserve toujours sa part.
Moustapha Thiouccoudy DIENG
Secrétaire général de la jeunesse Socialiste
Koumpentoum

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