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Par manque d’extrait de naissance, des élèves de terminale ont été privés d’examen cette année. Le Sudes, qui donne l’information dans un communiqué, appelle les autorités à trouver une solution pour que ces «victimes» puissent faire la session de remplacement de 2020.

Des élèves de terminale ont été privés de faire l’examen par manque d’état civil fiable. C’est le constat auquel est arrivé le Sudes dans un communiqué rendu public hier, cette organisation syndicale renseigne que «dans la seule académie de Dakar, au niveau seulement de cinq lycées publics, on dénombre une centaine de cas». D’après les auteurs du document, «sans aucun doute, à l’échelle des 16 inspections d’académie du pays, il y a des centaines d’élèves qui ont été privés de la possibilité de faire cette évaluation certificative très importante dans la vie de chaque élève».
Analysant cette situation, les syndicalistes du Sudes soutiennent que «ces élèves ont été des victimes innocentes de la négligence coupable d’abord de parents ensuite des différents échelons de l’administration scolaire». A cette situation, ils ajoutent «les manœuvres frauduleuses de certains agents des mairies en matière d’établissement des actes de naissance». Pour le Sudes, c’est «une violation flagrante des droits humains en général et des droits de l’enfant en particulier».
D’après Amadou Diaouné et ses camarades, c’est une situation «injuste et inadmissible» «à laquelle il convient de mettre fin pour conjurer le scandale d’une certaine apatridie qui frappe ainsi injustement de jeunes sénégalais, en les retardant ou les privant du droit à prétendre à l’enseignement supérieur». Pour venir en aide à ces candidats au bac, le Sudes «propose l’assouplissement des règles administratives pour permettre à ces centaines d’élèves de terminale de pouvoir faire la session de remplacement de 2020».
Justifiant leur proposition, les membres de ce syndicat soutiennent qu’elle est «d’autant plus fondée que certains élèves disposant d’un dossier complet ont été frappés de forclusion à la date du 17 janvier 2020, d’autres auraient pu être en règle avec un léger recul de cette date de clôture». En conséquence, ajoutent-ils, «il y a des circonstances atténuantes en plus de l’esprit de clémence dont il faut faire preuve pour donner une chance à ces candidats malheureux qui pourraient être traumatisés à vie par cette catastrophe». D’ailleurs pour le Sudes, «il s’agit de rendre justice à ces jeunes dont l’avenir semble scandaleusement compromis par la faute des parents et de l’Etat».
Pour trouver une solution à ce problème, ces syndicalistes interpellent «le président de la République et toutes les autres autorités compétentes pour le juste règlement des cas de cette année et pour des solutions structurelles à la question d’un état civil fiable pour tous les élèves et plus généralement pour tous les enfants du pays».
Dans la même dynamique, ils invitent «les fédérations de parents d’élèves, les Ong intéressées par la question dont la Cosydep mais aussi les syndicats d’enseignants à s’investir dans ce combat pour une cause juste et de portée nationale».

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