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La presse et les journalistes ont été sur la sellette ces derniers jours sur beaucoup «d’affaires». Occasion pour le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) de prendre la parole. Et c’est pour inviter les journalistes à privilégier les principes de base du journalisme.

La «prise de parole» du patron de la Sedima sur les terres de Ndingler, les chroniqueurs judiciaires interdits d’accés dans les salles d’audience du Tribunal de Dakar, la plainte du Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du ministère de l’En­viron­nement contre des journalistes, voilà autant d’évènements qui ont mis la presse sur la sellette ces derniers jours. Face à toutes ces affaires, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) prend à son tour la parole et invite les journalistes à privilégier les principes de base du métier et les invite à ne céder à aucune collusion autre qu’avec le public, destinataire du travail journalistique. «Le Synpics, tout en invitant les confrères à faire preuve de davantage de prudence dans le traitement de l’information, les enjoint par ailleurs à ne faire confiance aux sources que si elles sont en mesure de prouver toute allégation ou fait présumé qu’elles cherchent à porter à la connaissance des médias», exhorte le syndicat dans un communiqué de presse. Le Synpics, qui s’adresse à toute la corporation, les médias en ligne compris, rappelle à ces derniers que les mêmes règles qui s’imposent aux médias classiques leur sont opposables et les invite à faire preuve de plus de rigueur dans l’exercice de leur mission de service public de l’information.
Enumérant les différentes affaires qui se sont succédé ces derniers jours, le syndicat, «sans verser dans le paternalisme», estime important de rappeler à tous que «le contexte actuel appelle de notre part plus de rigueur, de vigilance et de solidarité». Il y a quelques jours, réagissant à une polémique sur la façon dont il avait acquis quelques centaines d’hectares dans la commune de Sindia, le président de la Sedima, Babacar Ngom, avait sélectionné quelques organes et journalistes pour tenir ce qu’il avait appelé «une prise de parole». Sur ce sujet, le Synpics dit s’en remettre au Cored qui avait fait une sortie. Mais le syndicat donne tout de même son appréciation. Et c’est pour demander «aux organes de presse de veiller à la crédibilité de leurs équipes rédactionnelles, en veillant à préciser au public la nature commerciale de toute production médiatique». «Il est malheureux de constater que seul le groupe Emedia a précisé à l’endroit du public qu’il s’agissait d’un publireportage», assène le syndicat. «S’agissant de l’affaire de diffamation présumée opposant le Dage et le Sg du ministère de l’Environnement et des journalistes, le Synpics se félicite de l’issue heureuse qui a consisté au désistement de la partie plaignante», indique le syndicat qui se réjouit également que l’affaire dite des «chroniqueurs judiciaires» ait aussi trouvé une issue heureuse.

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