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Les membres du Collectif national des impactés du Train express régional (Ter) craignent déjà pour leurs terres. Ces habitants de Thiaroye Gare, Diamaguène, Rufisque comptent se faire entendre prochainement pour fustiger les barèmes d’indemnisation fixés par le gouvernement. Selon eux, les montants proposés vont à l’encontre de leurs intérêts. «Nous sommes contre le processus d’indemnisation. Nous avons estimé le coût de nos terrains de 150 m2 entre 12 et 15 millions de francs. Les autorités veulent que nous les leur cédions à 10 millions. Nous ne pouvons pas l’accepter», précise Ibrahima Cissé, président dudit mouvement. Le collectif rejette aussi le Plan d’action et de réinstallation qui «ne prend pas en compte les préoccupations des impactés». «Ils font dans l’intimidation et s’approchent des familles qui ont perdu le fil des réalités foncières depuis longtemps pour les faire craquer», ajoute-t-il.
Après les échecs de leurs discussions avec Mountaga Sy, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements (Apix), et des bailleurs du projet, ils comptent passer à une étape supérieure. Un plan d’actions est d’ores et déjà établi. Ibrahima Cissé et ses camarades promettent un début d’année de dénonciation et de sensibilisation. Une mobilisation sociale nationale est prévue le samedi 6 janvier à Thiaroye. Une marche nationale de senbilisation sera aussi organisée le 14 du même mois à Rufisque.
Stagiaire

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