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Après la descente de la police à Yavuz Selim de Saint-Louis, le Pca du groupe scolaire, Madiambal Diagne, s’est rendu dans la Vieille ville pour protester contre cette mesure et afficher sa volonté de poursuivre le combat pour la préservation de l’établissement.

Après la descente de la police à l’école Yavuz Selim de Saint-Louis lundi matin, le président du Conseil d’administration du groupe scolaire est venu apporter son soutien aux travailleurs. Madiambal Diagne, qui a rencontré l’administration et le personnel, parle de «zèle et de situation inacceptable» et a décidé de faire face aux «autorités administratives de la ville de Saint-Louis, notamment du gouverneur de la région de Saint-Louis». Madiambal Diagne a fait savoir que depuis deux jours, l’école Yavuz Selim fait l’objet «de harcèlement de la part du gouvernement et particulièrement du gouverneur  qui a envoyé des policiers pour chercher à déloger le personnel et les enseignants pour interrompre l’activité de l’école». Le Pca de Yavuz Selim, qui est venu aussi «protester avec la dernière énergie contre ce traitement», a affiché la volonté du groupe de «ne pas se laisser faire». Selon lui, le gouverneur de Saint-Louis «est dans l’illégalité la plus totale en agissant de la sorte, car il n’a aucun droit ni aucun pouvoir pour agir de la sorte». Il l’a d’ailleurs mis en garde au même titre que l’Etat sur leur volonté de faire face à cette volonté affichée de nuire à leur établissement. «Nous voulons mettre le gouverneur en garde et mettre en garde l’Etat que nous sommes fermement attachés aux principes de droit et de légalité dans notre pays», a-t-il déclaré avant de rappeler qu’il y a un contentieux, qui oppose le gouvernement du Sénégal et le groupe. «Ce contentieux est pendant devant la justice et aussi bien au niveau de la Cour suprême qu’au niveau du Tribunal hors classe de Dakar où l’Etat a fait une demande en référé pour demander un administrateur provisoire. Aucun de ces contentieux n’a été vidé.  Pourquoi alors des policiers se sont permis de harceler nos agents et déloger nos élèves»,  s’interroge Madiambal, qui a fait savoir que lui et ses camarades ne «l’accepteront pas». «Si l’Etat est assuré d’avoir une décision de justice en sa faveur, qu’il ait l’amabilité et la patience d’attendre qu’il y ait une décision de justice avant de nous envoyer des policiers», peste-t-il. Passablement agacé par cette situation, il ajoute : «Nous n‘obtempérerons pas et n’accepterons pas que des policiers entrent à nouveau dans nos établissements.»
Par ailleurs, le Pca des établissements Yavuz Selim a déploré l’attitude des représentants de Maarif, qui ont, selon lui, crié «aussi bien sur l’agent judiciaire de l’Etat que sur leurs propres avocats qui pour eux ont failli à leur mission».
Dans sa volonté de confier la gestion des écoles Yavuz Selim à la fondation turque Maarif, l’Etat du Sénégal avait saisi la justice. L’affaire, qui fait grand bruit depuis plusieurs mois, devait être vidée par le Tribunal de grande instance de Dakar. Finalement, le juge des référés dudit tribunal a décidé de donner suite à la demande des administrateurs du groupe, qui ont obtenu un rabat du délibéré. L’affaire sera plaidée le 25 septembre  prochain.
cndiongue@lequotidien.sn

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