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La route constitue un facteur important de développement. Et aussi de confort. C’est sans doute, ce qui explique les revendications de la majorité des députés qui ont porté sur la réalisation de ponts, la construction de pistes de production, le bitumage ou la réalisation de dos d’âne sur certaines routes ou encore la réhabilitation des chemins de fer.
Beaucoup de parlementaires ont souligné pour s’en indigner l’enclavement des contrées lointaines du pays. Pour les députés, Khady Diédhiou et Arama­tou­laye Diatta, le mot désenclavement n’a de sens que quand il s’agit de la région naturelle de la Casamance. D’après ces députés, les habitants des contrées frontalières de cette région se sentent comme des Gambiens ou des Guinéens, car il est plus facile pour eux de se rendre en Guinée ou en Gambie qu’à l’intérieur du pays. Aussi ont-elles plaidé autant qu’autres parlementaires, pour la route de contournement de la Gambie et le développement du chemin de fer qui, selon Hélène Tine, servirait le sud du pays mieux que le bateau. «La Casamance est enclavée par rapport au Sénégal mais aussi par rapport à elle-même», renseigne Khady Diédhiou qui a solennellement invité le ministre à décliner un programme pour cette région et à travailler à son désenclavement.
Les députés ont aussi été unanimes sur les tarifs élevés de l’autoroute à péage qui a occasionné l’enclavement de certaines localités en voulant désenclaver d’autres.
Défendant son budget hier, Mansour Elimane Kane invite les gens à comprendre que le péage est une redevance payée par l’usager en contrepartie de services qui lui sont rendus. «Dans ces types d’infrastructures, on se déplace dans des conditions de rapidité et de confort nettement meilleures que sur les routes classiques. Ainsi, l’impact sur les secteurs productifs de l’économie est, en général, amélioré», explique-t-il. A l’en croire, le péage sert aussi à rembourser et permet aussi l’entretien, l’extension du réseau autoroutier, l’augmentation de capacité grâce aux ressources générées. «Les autoroutes constituent donc un enjeu économique majeur, c’est pourquoi, nous sommes en train de travailler avec tous les services concernés à la mise en place d’une société d’exploitation et d’un organe de régulation des autoroutes du Sénégal», a indiqué le ministre des Infras­truc­tures. A ce titre, il encourage vivement le secteur privé sénégalais à s’intéresser à la future société d’exploitation.
Par ailleurs Mansour E. Kane, qui s’est exercé à faire un bilan comparatif entre les réalisation des régimes des Président Senghor, Diouf et puis Wade en matière d’infrastructures routières a exprimé l’ambition de son  département à réaliser au moins de 50 km d’autoroutes par an. Selon le ministre, le réseau autoroutier atteindra d’ici 2019, 236 km pour un coût total de 1166 milliards de francs Cfa. Con­cernant les infrastructures déjà réalisées, il indiquera qu’elles l’ont été avec un haut niveau de qualité garantissant le respect des standards internationaux.
Toutefois, souligne-t-il, «les projets de l’Etat ont des coûts très élevés qui ne peuvent être supportés par le seul budget de l’Etat». Raison pour laquelle, le  gouvernement a opté pour une gestion durable des autoroutes en instaurant le péage.
Le budget du ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement est arrêté à la somme de 198 milliards 587 millions 119 mille 920 francs en 2017 contre 193 milliards 954 millions 072 mille 700 francs en 2016, soit une croissance de 4 milliards 633 millions 047 mille 220 francs en valeur absolue et 2,39% en valeur relative.
ksonko@lequotidien.sn

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