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Après les invectives, Donald Trump a pour la première fois hier mis un obstacle concret à l’enquête des Démocrates en vue de sa destitution, en interdisant à l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne de témoigner devant les élus.
Le Président américain a justifié cette décision en qualifiant les auditions organisées par l’opposition au Congrès sur l’affaire ukrainienne de «tribunal bi­don».
«Un abus de pouvoir», a dénoncé la chef des Démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, qui avait fait l’annonce choc, fin septembre, de l’ouverture de l’enquête en vue d’une mise en accusation («impeachment») de Donald Trump.
«Le Président Trump doit arrêter de faire obstruction au Congrès», a lancé le candidat démocrate Joe Biden, à l’image entachée de fait par cette affaire ukrainienne.
En interdisant à l’ambassadeur Gordon Sondland, un «acteur-clé» dans l’affaire ukrainienne, de témoigner, «la Maison Blanche tente encore une fois de freiner et d’entraver l’enquête», se sont indignés les chefs démocrates des commissions chargées des investigations.
Ils ont promis de lui adresser sous peu des injonctions pour qu’il soit désormais contraint de témoigner et de présenter des documents que le département d’Etat refuse de livrer.
Clairement passée à la contre-offensive dans cette enquête explosive, la Maison Blanche accuse de mener une enquête partiale visant à nuire à Donald Trump, à l’approche de la Présidentielle de novembre 2020.
En face, l’opposition martèle qu’empêcher le Congrès d’avancer dans son enquête pourrait constituer une entrave à la justice. Dans une mise en garde claire, les Démocrates rappellent que cela avait été l’un des trois motifs de destitution retenus à l’encontre du Président Richard Nixon en 1974, avant sa démission.
lepoint.fr

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