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Même si elle a comparu libre, la dame Sounkarou Sanokho n’est pas encore sortie de l’auberge. Les nuages, qui s’amoncellent au-dessus de sa tête, n’augurent pas de lendemains meilleurs pour cette prévenue qui comparaissait en même temps que son frère, Aly Sanokho, pour complicité d’offre et cession de drogue. Le Parquet a requis à leur encontre 3 ans ferme et a décerné un mandat d’arrêt contre Sounkarou Sanokho et Ousmane Baldé poursuivi pour offre et cession. Il a requis contre ce dernier 4 ans ferme. Leurs activités illicites ont été mises à nu le 10 juillet 2014. Les éléments de l’Orctis avaient reçu une information faisant état d’un intense trafic de drogue contrôlé par Ousmane Baldé. Pour l’alpaguer, un important dispositif a été mis en place. Pendant plusieurs jours, les éléments de l’Orctis épiaient Ousmane Baldé avant de l’interpeller alors qu’il s’apprêtait à démarrer sa moto. Une fouille corporelle a permis de trouver par devers lui la somme de 300 mille francs Cfa. Conduit à la police, il a déclaré qu’il s’active dans le trafic de drogue et que l’argent trouvé par devers lui provenait de cette activité et que son fournisseur se trouve à Thiadiaye. Il a aussi précisé devant les enquêteurs que c’est grâce à ce trafic qu’il a pu se procurer cette moto.
Une perquisition de sa chambre n’a rien donné. Mais les enquêteurs lui ont demandé de leur indiquer ses complices. C’est un ainsi qu’un transport a été effectué dans la famille Sanokho. Mais quand la police a voulu procéder à la perquisition de sa chambre, Soukarou Sanokho s’y est farouchement opposée. Mais puisqu’ils sont investis de ce pouvoir par la loi, les limiers ont procédé à la perquisition qui s’est révélée très fructueuse. Il a été trouvé dans la chambre de la dame, la quantité de 3 kg de chanvre indien. Interpellée sur son origine, elle a déclaré qu’elle a été gardée dans sa chambre par son frère Aly Sanokho sur demande de Ousmane Baldé. Elle révélait aussi à l’intention des policiers que c’est un certain Djily qui est le fournisseur de Baldé. En outre, elle a confié qu’elle ga­gnait chaque jour la somme de 1000 francs provenant de cette activité.
Arrêté à son tour, Aly Sanokho a confirmé les déclarations de sa sœur. Mais devant le magistrat-instructeur, il a soutenu que son rôle se limitait à la garde de la drogue dans la chambre de sa sœur. Ousmane Baldé, qui avait reconnu être un trafiquant, venait ainsi de retourner sa veste en déclarant avoir abandonné cette activité depuis 2010. Cependant, il a tenté de diluer sa responsabilité en accusant les policiers. Car selon ses déclarations, les éléments de l’Orctis voulaient faire de lui un élément de renseignement et comme il n’était pas intéressé, ils ont fait de lui un ennemi et n’ont cessé de lui chercher la petite bête.
Devant la barre, les prévenus ont tous nié les faits. Des dénégations qui ne les dédouanent pas aux yeux du procureur qui a demandé de les déclarer tous coupables et de condamner Ousmane Baldé à 4 ans ferme et ses coprévenus à 3 ans. Il a requis un mandat d’arrêt contre Sounkarou Sanokho et la confiscation de la moto et la somme de 300 mille francs appartenant à Baldé. Un avis qui n’a pas été partagé par la défense. Selon Me Dieng, les policiers n’ont rien trouvé sur Ousmane Baldé. Et mieux, la drogue trouvée au domicile des Sanokho n’a aucun lien avec lui. Il a plaidé sa relaxe et la restitution de ses biens. A l’endroit de Aly Sanokho, il a demandé de retenir la simple détention et de lui faire une application bienveillante de la loi et de relaxer la dame Sounkarou Sanokho. La décision sera rendue le 21 décembre.
justin@lequotidien.sn

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