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(FILES) In this file photo taken on March 26, 2016 Swiss Islamologist Tariq Ramadan takes part in a conference on the theme "Live together" in Bordeaux. The appeal of Tariq Ramadan will be examined on February 15, 2018 after he was remanded in custody on charges of rape. Two Muslim women have accused Ramadan, a 55-year-old Oxford University professor whose grandfather founded Egypt's Muslim Brotherhood movement, of rape. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH

L’intellectuel musulman Tariq Ramadan, incarcéré depuis sept mois en France pour des accusations de viols qu’il conteste, doit être à nouveau confronté demain mardi à la deuxième plaignante, un rendez-vous après lequel il espère obtenir sa remise en liberté.
Figure populaire et controversée de l’islam francophone, Tariq Ramadan est mis en examen depuis le 2 février, accusé d’avoir violé Henda Ayari, sa première accusatrice, et une deuxième femme, surnommée «Christelle».
Le théologien suisse de 56 ans, atteint d’une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé administrable en prison, est détenu à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, au sud de Paris, au grand dam de ses soutiens.
Sa confrontation avec «Christelle» était prévue le 18 juillet dans le bureau des juges, mais avait dû être reportée en raison de l’état de santé de la plaignante. Ce qu’a confirmé une expertise médicale, réclamée par la défense.
«L’enjeu est moindre que lors de la première confrontation en garde à vue (le 1er février, Ndlr) où Tariq Ramadan était à l’aveugle sur le dossier et ne pouvait ajuster sa défense à la réalité des pièces», a déclaré à l’Afp l’avocat de la plaignante, Me Eric Morain. «Ma cliente reste déterminée, d’autant plus après avoir été salie et accusée à tort d’avoir repoussé de manière infondée la confrontation de juillet», a-t-il ajouté.
En garde à vue, le théologien avait seulement admis un «jeu de séduction» dans les correspondances avec cette admiratrice. Il avait déclaré l’avoir vue 20-30 minutes dans le hall de l’hôtel le 10 octobre 2009, alors qu’elle affirme y avoir été violée la veille avec une rare violence, puis abandonnée en état de choc dans la chambre de M. Ramadan.
La défense assure aussi, photos et témoignages – contestés – à l’appui, que «Christelle» était présente à la conférence que le prédicateur avait donné le soir même des faits dénoncés.
lepoint.fr

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