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La Banque africaine de développement a terminé hier sa mission d’évaluation de l’impact des projets qu’elle a accompagnés au Sénégal. Durant cinq jours, Saïd Maherzi et ses camarades ont visité entre autres l’Aibd, le Ter et l’autoroute à péage et repartent satisfaits de ce qu’ils ont constaté sur le terrain. Ils se sont aussi prononcés sur le niveau d’endettement du pays.

«La situation économique du pays est très satisfaisante. Le niveau d’endettement n’est pas excessif et reste soutenable. Il est bien, même s’il est jugé modéré par les institutions financières internationales», soutient M. Saïd Maherzi, porte-parole de la mission de la Banque africaine de développement (Bad), venue évaluer les impacts des projets phare du Plan Sénégal émergent (Pse). Selon ce haut fonctionnaire, le défi qui se pose au Sénégal est de «préserver ce niveau d’endettement pour ne pas remettre en cause les nécessaires investissements pour consolider les acquis du Pse». Pour ce faire, la Bad recommande d’accroître la modernisation des ressources internes, d’aller vers plus d’efficacité dans la gestion des ressources et d’impliquer davantage le secteur privé «qui ne veut que participer et contribuer au développement de la croissance économique du pays».
Les administrateurs du groupe de la Bad ont bouclé hier leur mission d’évaluation des impacts des projets phare du Pse dans lesquels l’institution financière a contribué. Cette évaluation qu’ils ont entamée le 17 février sur de la qualité des projets appuyés par la Bad à travers des visites sur le terrain leur a permis de faire des constats. Il s’agit entre autres de l’Aéroport international Blaise Diagne, (Aibd), du Train express régional (Ter), de l’autoroute à péage. Saïd Maherzi et ses collègues ont salué ces belles réalisations qui, disent-ils, ont permis la création d’emplois durables, ainsi que la croissance, entre autres éléments qui offrent des opportunités d’accéder à de meilleures conditions de vie des populations. Ainsi, la Bad repart avec beaucoup d’optimisme pour le Sénégal. «On est tout à fait satisfait. Au niveau macroéconomique, nous avons vraiment senti une volonté d’aller de l’avant, une efficacité dans la gestion et des efforts, dans l’amélioration de l’environnement des affaires, seul garant d’un développement durable», a témoigné M. Maherzi hier en conférence de presse.
Toutefois, l’administrateur de la Bad estime que la pérennisation de ces acquis nécessite de renforcer ce succès, mais aussi de travailler davantage, que ce soit au niveau de la gestion des finances publiques qu’à celui de l’élargissement de l’assiette fiscale. Le banquier a en outre encouragé le secteur privé qui, selon lui, «est le moteur du développement durable».
Pour conclure, le porte-parole de la Bad a assuré : «A moyen terme, les perspectives sont là. Il n’y a pas lieu de douter de la capacité du gouvernement», tout en promettant de continuer à soutenir le gouvernement du Sénégal.

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