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Les pays à faible revenu pourraient être confrontés à «de soudaines sorties de capitaux et peinés à refinancer leurs dettes» dans l’hypothèse d’un durcissement brusque des conditions de financement, avertit la Banque mondiale.
«Dans les pays à faible revenu, le ratio de la dette de l’Etat rapportée au Pib est passé de 30 à 50% au cours des quatre dernières années. Ces pays utilisent une part croissante de leurs recettes publiques pour s’acquitter des intérêts de la dette. La pression ainsi exercée par le service de la dette s’accentuera si les charges d’emprunt augmentent comme prévu durant les années à venir», alerte l’institution financière dans un nouveau rapport.
Selon la Banque mondiale dont les Perspectives pour l’économie mondiale viennent de paraître, «si les conditions de financement devaient se durcir brusquement, les pays concernés pourraient subir de soudaines sorties de capitaux et peiner à refinancer leur dette».
La Banque mondiale indique que «de nombreux pays à faible revenu» ont pu obtenir ces dernières années de «nouvelles sources de financement, y compris des sources privées et des prêteurs extérieurs au Club de Paris qui rassemble les principaux pays créanciers». Bien qu’ayant «permis aux pays emprunteurs de financer d’importants besoins de développement», cette démarche a aussi eu pour effet de contribuer à l’augmentation de leur dette publi­que.
Elle rappelle qu’en «principe, la dette publique doit être un endettement viable dont le service devrait être assuré dans des contextes très divers à un coût raisonnable».
«En augmentant l’efficacité de la mobilisation des ressources et l’efficience des dépenses publi­ques ainsi qu’en renforçant la gestion et la transparence de la dette, les pays à faible revenu peuvent réduire le risque de coûteuses tensions liées à l’endettement, soutenir le développement du secteur financier et réduire la volatilité macroéconomique», rassure-t-elle.
La dette, lorsqu’elle fait l’objet d’une utilisation judicieuse, «peut aider les pays à parvenir à une croissance durable et inclusive», soutient Jim Yong Kim, président démissionnaire du Groupe de la Banque mondiale. «Nous sommes toutefois préoccupé par le haut niveau d’endettement atteint par un certain nombre d’Etats», a-t-il ajouté.
Aps

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