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Les indicateurs monétaires de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ne seront pas modifiés au second trimestre de l’année 2018. Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest «a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité à 2,50% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,50%. Le coefficient de réserves obligatoires applicables aux banques de l’Union demeure fixé à 3%».
En effet, explique Thiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la Bceao, «les fondamentaux de nos économies ne nous permettent pas de modifier pour l’instant les indicateurs monétaires, notamment le taux d’intérêt ainsi que le taux de réserve obligatoire des banques. Nous considérons que les choses se passent assez bien et il faut maintenir cette dynamique».
Comme ils le font traditionnellement, M. Koné, président statutaire du Cpm, et ses collègues ont passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique internationale et régionale au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives d’inflation et de croissance économique de l’Union. Et d’après le président statutaire du Cpm, «la croissance reste dynamique dans l’économie mondiale et dans les économies de l’Union. Cette croissance qui a été amorcée depuis 2012 continue sur un niveau que nous jugeons satisfaisant puisqu’elle est supérieure à 6%. C’est l’une des croissances les plus fortes en Afrique à l’heure actuelle». Il ajoute que «l’inflation est toujours modérée en glissement annuel de 0,9%. Ce qui correspond à quelque chose d’acceptable puisque la cible c’est une inflation qui ne dépasse pas 3% et nous sommes largement en deçà. Ce qui veut dire que l’on ne craint pas de hausse intempestive de prix pouvant gêner la croissance et les activités économiques».
dialigue@lequotidien.sn

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