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Lors du vote du projet de budget de son département, le ministre de l’Environnement et du développement durable n’est pas allé dans le sens voulu par les députés de l’opposition. Ces derniers s’attendaient à des éclaircissements de la part de Abdou Karim Sall sur l’affaire des gazelles oryx dans laquelle il est cité et qui avait défrayé la chronique il y a quelques moi.

L’affaire des gazelles oryx a refait surface hier à la Place Soweto. Le vote du projet de budget du ministère de l’Environnement et du développement durable a servi de tribune pour certains députés de l’opposition d’interpeller Abdou Karim Sall (AKS) sur ce dossier. Le député libéral Toussaint Manga, porte-parole du groupe parlementaire Liberté et démocratie, s’adressant à AKS, lui demandera de publier la liste des personnes bénéficiaires ces gazelles oryx. L’ancien responsable de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl) va ensuite sonner la charge contre le ministre de l’Environnement et du développement durable. Et c’est pour exiger de M. Sall de faire la situation sur les gazelles oryx. «Quand on vous confie un département et que vous puissiez bénéficier directement des avantages dans ce département, il y a un problème d’éthique dans la gestion», fait comprendre M. Manga au chef du département de l’Environ­nement. «Aujour­d’hui, les Sénégalais ne comprennent pas comment un ministre lui-même peut s’adjuger le droit de bénéficier des avantages dans le secteur qu’il gère. Il faudrait demander pardon au peuple sénégalais parce que on vous a confié nos ressources que vous n’aviez pas le droit de puiser», indique le député libéral Toussaint Manga.
Les interpellations des parlementaires à propos des gazelles oryx ne se limiteront pas là. Puisque le député de Bokk gis gis, Abdou Bara Dolly Mbacké, évoquera la même question sous un autre angle. Le parlementaire est d’avis que le ministre de l’Environnement et du développement durable a mangé ces oryx parce qu’il ne voulait pas être démis de ses fonctions à la tête du ministère. Abdou Bara Dolly Mbacké poursuivra en ces termes : «Celui qui mange des gazelles oryx ne sera jamais démis de ses fonctions. Abdou Karim Sall en a profité pour rester à la tête du ministère de l’Environnement.» Son autre collègue du groupe parlementaire Liberté et démocratie, Mamadou Lamine Diallo, demandera à son tour des éclaircissements au ministre Abdou Karim Sall.

La feinte de AKS
Réagissant aux interpellations de ces députés de l’opposition, le ministre de l’Environnement a précisé que l’Etat a pris toutes les dispositions requises,  afin de veiller au bien-être des espèces, dans le respect des principes généraux de la conservation de la faune sauvage. Il a également indiqué que le Sénégal à une solide expérience dans le domaine de l’élevage de la faune sauvage. «Ainsi,  tout acteur intéressé par la gestion durable de cette faune en captivité ou semi captivité peut en manifester le besoin,  se faire évaluer par ses services techniques ou obtenir un protocole, après  avoir rempli toutes les capacités requises pour leur conservation», a-t-il expliqué. Il dira que l’Etat du Sénégal a, dans ce sillage, fourni 6 oryx à la République sœur de la Mauritanie,  dans le cadre du regroupement de sa population de faune sauvage.
Concluant sur ce point précis, le ministre à rappeler que les espèces intégralement protégées telles que les gazelles oryx ne peuvent faire l’objet de transaction commerciale internationale ou d’abattage.
Le projet de budget du ministère de l’Environnement et du développement durable a été arrêté à la somme de 44 milliards 899 millions 115 mille 513 francs Cfa pour l’année 2021 contre 25 milliards 375 millions 562 mille 412 francs Cfa en 2020. Soit une hausse de 19 milliards 523 millions  553 mille 101 francs Cfa.

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