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Quelque 20 000 usagers bénéficient chaque année des activités menées dans les Centres de recherche et d’essai (Cre) du Sénégal, considérés comme des interfaces entre les populations et la recherche développement, a révélé Toumany Dou­boumya, le coordonnateur national desdits centres. «Les Cre constituent un élément au service du développement communautaire que le ministère de la Recherche scientifique met gratuitement à la disposition de toute couche socioprofessionnelle. Ils permettent aujourd’hui au ministère de valoriser les résultats de recherche et des technologies innovantes permettant aux populations d’améliorer leurs conditions de production et d’existence», a-t-il précisé. Il présidait la restitution des études d’impact socio-économiques des activités des Centres de recherche et d’essai (Cre) dans le cadre des travaux de mémoi­re des étudiants en Master de l’Institut universitaire de l’économie et du développement (Iued). Selon lui, «chaque année, plus de 20 000 usagers bénéficient des activités menées dans les Cre dans les modules suivants : énergies renouvelables, informatique, technologie laser appliquée à l’artisanat, transformation agroalimentaire, sé­ri­graphie, saponification, multimédia». Ainsi, «ces Cre dont l’offre d’encadrement reste intrinsèquement liée aux potentialités socioéconomiques de la zone d’implantation peuvent jouer un rôle central dans la mise en place de pôles régionaux de développement. La distance ou l’âge ne constituent plus des obstacles pour qui veut se former à l’utilisation des technologies. Ce projet d’une importance capitale, entièrement financé par l’Etat, interviendra dans toutes les régions du Sénégal».

«Vingt-trois Cre sont installés à travers le pays. Il s’agit des Cre de Dakar-plateau, Point E, Ouakam, Gorée, Guédaiwaye, Sacré-Cœur, Derklé, Pikine, Thiès, Louga, Espace jeunes de Saint-Louis, Bango, Diou­goup Peul , Nguidjilone, Sin­thiou Bamanbé, Sédhiou, Bam­bey, Fatick, Koda, Médina Yoro Foula, Tivaouane, Touba et Pout», a-t-il précisé. Pour Mouhamadou Matar Seck, qui a mené l’étude sur le Cre de Médina Yoro Foula, «des nouveaux corps de métiers ont été créés avec des installeurs de kits solaires dans ce centre qui est très important sur le plan agricole». «L’impact socio-économique est réel et on a noté une forte adhésion des populations», a-t-il souligné. Présentant les résultats du Cre de Fatick, Awa Cissé a souligné que «depuis son ouverture en 2014, 1 200 personnes [ont été] formées». Il a précisé que «c’est l’initiation à l’informatique qui attire le plus de monde».
Pour le directeur de l’Ins­titut universitaire de l’économie et du développement (Iued), Professeur Ibrahima Dione Diop, «on constate que les Cre restent globalement un levier central sur lequel les pouvoirs publics peuvent s’appuyer pour résoudre la question de la pauvreté en milieu rural et améliorer le plateau technologique pour les acteurs du développement dans les différentes localités du pays». Outre Médina Yoro Foula et Fatick, les résultats de Lou­ga, Diougoup Peul (Saint-Louis), Kolda et Sédhiou ont été présentés durant cette rencontre.
Aps

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