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Avec le Pacao, le Sénégal compte renforcer les capacités des producteurs des filières mangue, ognon et les services liés aux Tic. L’amélioration des conditions socioéconomiques des agriculteurs demeure aussi un objectif visé à travers ce programme officiellement lancé par le ministre du Commerce et des Pme.

Le Sénégal veut améliorer les conditions socioéconomiques des acteurs du monde rural. Ainsi, soulignant l’importance du Programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’Ouest (Pacao), Mme Assome Aminata Diatta, ministre du Commerce et des petites et moyennes entreprises, qui a procédé avant-hier à son lancement officiel au Sénégal, a admis que «le Pacao met l’accent sur le renforcement des capacités productrices des filières ciblées. (…) Le programme a débuté en août 2020 et se poursuivra jusqu’en avril 2023». «Le renforcement des capacités productrices des filières ciblées se fera à travers la mise en œuvre d’un cadre organisé favorable aux sociétés coopératives en conformité avec l’acte uniforme de l’Ohada», déclare Aminata Assome Diatta. «Les sociétés coopératives sont appelées à jouer un rôle déterminant dans l’amélioration des conditions socioéconomiques des agriculteurs», a soutenu Mme le ministre. Et de souligner que ce programme «est le prolongement de l’appel lancé aux acteurs du monde rural par le président de la République lors de sa dernière tournée économique. Le Sénégal s’engage sur l’opérationnalisation du dispositif d’immatriculation des sociétés coopératives au Séné­gal, condition sine qua non pour l’obtention d’un crédit pour les opérateurs du secteur informel».
Mme Irène, ambassadrice de l’Union européenne au Séné­gal, de souligner que la mangue et l’ognon sont deux produits à forte potentialité qui vont créer des emplois pour la jeunesse et les femmes. L’autre aspect soulevé par Mme l’ambassadrice  de l’Ue au Sénégal est que ce programme prend en compte la dimension sous-régionale en mettant l’accent sur l’intégration des marchés. Il s’agit, d’après elle, de renforcer «la qualité» en parlant des «normes de certification et normalisation pour renforcer les secteurs clés qui sont les secteurs de l’émergence». «Commercer, exporter plus en volumes et en valeurs n’est toutefois pas suffisant», indique Mme Dorothée Tembo, directrice adjointe de l’Itc, qui intervenait en visioconférence, avant de dire : «Derrière cet objectif d’accroissement des flux commerciaux, l’Itc recherche l’impact visant à la création d’emplois en milieu urbain et rural». Le Sénégal ambitionne de renforcer la compétitivité de l’écosystème en facilitant l’accès de l’information sur les entreprises, les métiers et autres.
Le Sénégal fait partie des pays bénéficiaires du Pacao financé par l’Union européenne (Ue) a heuteur de 3 millions 455 mille 098 euros, soit 2 milliards 245 millions de francs Cfa, à travers le 11ème Fed (Fonds européen de développement) pour la mise en œuvre du programme indicatif régional pour l’Afrique de l’Ouest. Ce programme vise à développer des chaînes de valeurs régionales, porteuses en termes de valeur ajoutée locale, de potentiel d’exportation et de création d’emplois directs, en particulier pour les femmes et les jeunes. Le Pacao-Sénégal, mis en œuvre par le Centre du commerce international (Itc), couvre trois chaînes de valeurs que sont la mangue, l’ognon et les services liés aux Techno­logies de l’information et de la communication (Tic).

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