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Dans le Fogny, plusieurs programmes lancés il y a plusieurs années n’avaient pas réussi à améliorer les conditions de vie des populations. C’est après avoir analysé les raisons de ces échecs antérieurs par rapport à la prise en charge des préoccupations des populations de ces zones, meurtries par le conflit armé, que des partenaires locaux, la coopération espagnole et Manos Unidas se sont accordés sur le Programme Karoghen 2, réalisé au niveau des communes de Sindian et de Djignaky.

Le Programme Karoghen 2 entend donc apporter sa contribution à côté de l’Etat et des collectivités locales de Djignaky et de Sindian dans la lutte contre la pauvreté. Il vise à assurer la sécurité alimentaire dans ces contrées grâce à l’accompagnement de Gie dans le développement d’activités génératrices de revenus durables. En marge d’une visite de terrain menée au niveau des blocs maraîchers identifiés dans la commune de Djignaky et notamment au niveau de la Zone des Palmiers, Boubacar Diédhiou, adjoint au coordonnateur local du Programme Karoghen 2 (PK2), est revenu sur l’historique dudit programme qui a démarré dans les communes de Suelle et de Djibidione. Un programme intégral qui touchait l’agriculture, l’élevage, l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement. Et c’est à travers le Programme Karoghen 1 (PK1) qu’un diagnostic a été fait au niveau des communes de Djignaky et de Sindian avec à la clé la validation d’un nouveau programme intitulé Programme Karoghen 2 (PK2) qui intervient au niveau de ces deux centres pour une durée de 4 ans. Quel est l’impact à mi-parcours de ce programme ? Boubacar Diédhiou répond : «Au niveau social d’abord, ce programme a pu favoriser l’unité et la cohésion des communautés qui nourrissaient entre elles une certaine méfiance. L’autre impact est d’ordre économique du fait que ce programme touche des villages situés à la lisière de la frontière gambienne et où il était difficile de trouver même une petite pièce de francs Cfa sur place à cause de la prédominance du dalasi gambien. Mais aujourd’hui grâce au programme Karoghen 2, le franc Cfa a envahi les ménages de ces localités.» Quid du troisième impact ? «Il est d’ordre nutritionnel, car c’est un programme qui promeut également la sécurité alimentaire ; d’où l’introduction dans ces localités de nouvelles spéculations pas assez consommées voire méconnues dans certains villages. Maintenant jusqu’au fin fond du Fogny, on exploite, on consomme et on vend des betteraves, des haricots verts, la laitue, des carottes, etc. C’est dire que la consommation locale est le produit des produits des blocs maraîchers dans le Sindian et le Djignaky», détaille Boubacar Diédhiou.
En tout cas, ce projet intervient aussi dans l’aviculture avec l’installation de poulaillers, de poules-pondeuses, sans oublier les bergeries. Ce n’est pas tout. «En plus des blocs communautaires, le programme attribue des blocs aux familles. Des banques de semences constituées de riz et de niébé sont également mises à la disposition des populations. Et ce, dans le cadre de l’amélioration de la nutrition alimentaire», informe-t-il. Et la transformation des fruits et légumes qui est également un aspect du Programme Karoghen 2 ? «Partout où des périmètres maraîchers ont été installés, des formations ont été organisées pour imprégner les femmes par rapport à la transformation des produits forestiers, des fruits et légumes tirés à partir de blocs maraîchers. Et ce, que ce soit le séchage, la conservation ou les activités culinaires», poursuit M. Diédhiou.

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