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Pour sa première  visite au Sénégal, l’Administratrice assistante et Directrice du Bureau régional pour l’Afrique du Pnud s’est dit très satisfaite de ce qu’elle a vu à Mbackombel. Financé par le Pnud et le Fem, ce projet d’écovillage a permis à Mbackombel d’accéder à  l’énergie solaire, à l’eau potable et d’adopter des pratiques durables de gestion des ressources. Aujourd’hui, avec les résultats palpables sur le terrain, les populations pratiquent l’agriculture bio et ont des revenus importants.
Dans ce village, la difficulté liée à l’accès à l’énergie est devenue un vieux souvenir, car il dispose désormais d’une boutique «énergie» qui permet de limiter l’usage des prises électriques dans les maisons. En plus de ça, une mini-centrale électrique alimente les maisons en électricité, et permet d’éclairer les rues du village par des lampadaires. Une prouesse réussie grâce à l’installation de biodigesteurs qui produisent du gaz et de l’électricité à partir des fertilisants organiques comme les bouses de vaches. En dehors de ces installations, cet écovillage dispose d’une boulangerie fonctionnant avec le biogaz, il produit plus de 40 pains par jour, ainsi que des goûters pour la cantine scolaire pour les enfants.
Selon le directeur de l’école primaire de Mbackombel, depuis la création de l’écovillage, l’energie solaire a permis d’améliorer le niveau de scolarisation des élèves. «Grâce à l’énergie solaire, le taux de réussite scolaire a évolué. Nous avons eu un taux de réussite de 100% au Cfee. L‘énergie solaire a aussi permis aux élèves et aux enseignants de mieux se cultiver grâce à l’internet. D’ailleurs, les parents des villages environnants envoient leurs enfants à Mbackombel, grâce à l’énergie solaire. Même des jeunes qui étaient partis à l’étranger sont revenus pour travailler ici dans le village», a déclaré le directeur de l’école primaire de Mbackom­bel.
Selon Cheikh Fall, agent technique des Eaux et forêts, chef de zone Dakar, Thiès et Diourbel, à l’Agence nationale des écovillages, ce modèle vise l’autosuffisance dans tous les domaines, mais surtout dans le domaine alimentaire. «Pour y arriver, on se base sur les écofermes familiales. Au début, on fait un périmètre écologique qui est un lieu d’incubation ou lieu d’apprentissage où tout le monde vient apprendre, lorsque les gens maîtrisent, ils vulgarisent, d’où la naissance des écofermes familiales qui jouent plusieurs rôles», indique Cheikh Fall. Grâce à ces écofermes, la population de Mbackombel a aujourd’hui un revenu meilleur. «Avant que l’écovillage ne soit là, les gens du village avaient un revenu estimé à 75 000 francs par habitant et par an. Mais aujourd’hui, grâce à l’impact de l’écovillage, leur revenu est estimé à 800 000 francs par habitant par an», a dit l’agent des Eaux et forêts.
Face à un tel succès, l’Administratice assistante et Directrice du Bureau régional pour l’Afrique du Pnud, Mme Ahunna Eziakonwa, s’est dit satisfaite de ce qu’elle a vu à Mbackombel. «Le cas de cet écovillage est très éloquent dans l’exemplarité du Sénégal et ses partenaires et en particulier avec le Pnud. Ce village est l’exemple d’une localité où les objectifs du développement durable sont une réalité. Donc, ce modèle doit être dupliqué partout dans le Sénégal et sachez que je vais porter à la connaissance du Secrétaire général de l‘Onu tout ce qui s’est fait ici», s’est félicité Mme Ahunna Eziakonwa.
Des propos qui ont reçu un écho favorable du côté du ministère de l’Environnement représenté par Son secrétaire général, Amadou lamine Guissé. Selon ce dernier, l’écovillage de Mbackombel est une réussite totale. «Ce qui se passe ici mérite d’être démultiplié hors de nos frontières. Ici la population a semé les bases du développement. Avant, le village n’avait pas beaucoup de résultats, aujourd’hui, il a beaucoup d’étudiants à l’université», relève Amadou Lamine Guissé. Il salue ainsi la régularité alimentaire que les populations ont fini d‘asseoir dans ce village. «A Mbackombel, nous avons réussi la sécurité alimentaire et la régularité alimentaire, chaque concession dispose de cultures d’hivernage, de cultures maraîchères, durant toute l’année, il y a de quoi se nourrir et c’est tout à l’honneur des populations de Mbackombel», s’est réjoui le Secrétaire général du ministère de l’Environnement. Grace à ce programme financé par le Pnud, ce village dispose d’un téléviseur, d’un bouquet satellitaire, qui leur permet d’être au courant des nouvelles du monde.
Grâce à ce projet, les femmes ont des techniques de cuisson plus rapides liées à l’introduction de cuiseurs solaires, des foyers améliorés en banco qui présentent des avantages sur le plan de la santé publique. Ainsi, elles consomment moins de bois de chauffe.
abciss@lequotidien.sn

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