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La commune de Koul, département de Tivaouane, a partagé hier son Plan de développement communal (Pdc), lors d’un forum de partage et d’échanges avec les acteurs à la base et des partenaires techniques et financiers, en présence du sous-préfet de l’arrondissement de Mérina Dakhar. Selon son maire Modou Fall, lequel plan «est un livre où nous mettons toutes les actions que nous voulons réaliser d’ici 2023». Lesquelles actions s’articulent autour de trois axes. Il s’agit, selon Abdoulaye Mbow, membre du comité d’initiatives, «du modèle économique à valoriser et basé sur les ressources locales». C’est parce que, argumente-t-il, «Koul a des atouts physiques avec une superficie communale de 175 mille km2 et des terres cultivables». Aussi, «l’axe 2 concerne les besoins essentiels, notamment l’accès aux services sociaux de base et la dernière c’est la gouvernance. Et chaque axe est décliné en programmes». Pour matérialiser l’axe 1, l’édile de Koul s’appuie sur les leviers de sa localité. «La commune compte d’abord sur ses propres forces, avant de compter sur qui que ce soit.» A l’en croire, «un développement ne peut pas se faire par procuration. C’est d’abord sur les populations de la commune de Koul qu’il faut compter et après nous pourrons solliciter l’Etat et les autres partenaires. C’est d’abord la population de Koul qui doit prendre en charge son développement et l’appel a été bien lancé par les présentateurs, dans le sens du civisme fiscal. Dans une commune, chacun doit pouvoir jouer son rôle, avant de demander quoi que ce soit». L’élu se réjouit : «Dieu merci, les gens sont en train de comprendre depuis l’année dernière, avec le recouvrement de la taxe rurale. On ne peut comprendre que quelqu’un puisse aspirer à un développement sans pour autant mettre la main à la poche. La commune de Koul est en train de prendre la bonne voie et d’ici 2023, on aura une commune émergente.» Et s’agissant de la mise en œuvre du Pdc, le maire a lancé un appel aux pouvoirs publics qui, à ses yeux, «ont un rôle à jouer». Il dit : «On attend d’eux le transfert des moyens pour pouvoir réaliser certains instruments qui sont très lourds. S’il s’agit de pistes et d’électrification par exemple, la commune peut-être n’aura pas assez de ressources pour les réaliser.» Toutefois, signale-t-il, «depuis deux ans, les fonds alloués par l’Etat augmentent substantiellement et c’est à nous maintenant de les utiliser à bon escient, c’est-à-dire les mettre là où il faut. La commune de Koul est dans cette voie et d’ici 2023, nous serons une référence». Sur certains axes du Pdc qui nécessitent une consultation avec les autres communes, le maire de Koul indique que «de toute façon, on ne peut pas se développer sans tenir compte des collectivités qui nous entourent comme Mékhé, Méouane, Mérina Dakhar, Baba Garage et même Keur Samba Kane. Il faut donc une intercommunalité pour réaliser certains projets et programmes». Ainsi il lance un appel à ses collègues maires «pour qu’ils sachent que le développement ne peut se faire de manière isolée. C’est seulement dans la concertation et l’intercommunalité que nous pouvons faire de grandes choses. Je suis tout à fait ouvert et je ferai les pas pour appeler les autres pour que l’on mutualise nos forces».

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