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Lieu de retraite spirituelle de El Hadji Maodo Malick Sy, Diaksao va célébrer le 8 février prochain son Gamou annuel dont le parrain est le khalife général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké.

C’est une édition spéciale. Le khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, est le parrain de la 21e édition du Gamou de Diacksao. L’infor­mation a été fournie hier par le marabout de Diacksao, Serigne Sidy Ahmed Sy «Dabakh». Il faisait le point sur les préparatifs de cet évènement religieux qui sera célébré le 8 février prochain. «La particularité de l’édition 2020 du Gamou, c’est qu’elle est dédiée à la famille de Mame Cheikh Ahmadou Bamba à travers la personne morale de l’honorable khalife général des Mourides. Et en prélude du Gamou, son porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké est venu le 25 janvier dernier à Diacksao «pour apporter le message de la famille de Mame Cheikh Ahmadou Bamba, mais aussi pour mieux raffermir les liens qui existent entre ces deux familles», a expliqué le religieux au nom de son porte-parole Abdoul Aziz Diop. Lequel fera remarquer qu’«au-delà des relations séculaires qui existent entre eux et des liens de sang, ces deux familles constituent aujourd’hui, comme les autres, les mamelles qui sont garantes de la stabilité, de la cohésion sociale dans ce pays». Le petit-fils de Maodo relève : «Nous sommes un pays laïc, mais la laïcité sénégalaise est spécifique. Elle est différente de la laïcité à la française ou à l’américaine. Nous avons le spirituel et le temporel au Sénégal, mais la légitimité revient aux guides spirituels qui aujourd’hui consistent les remparts face aux différentes dérives et menaces que la sous-région vit.» Abdoul Aziz Diop reste convaincu qu’au «Sénégal nous avons la chance d’avoir des guides vertueux, qui sont toujours garants de la stabilité sociale». C’est tout le sens d’’ailleurs du thème de «l’unité», choisi cette année. Un thème qui, dit-il, «rejoint l’islam parce que c’est une religion de concorde et d’unité». Mais surtout, poursuit-il, «un thème d’actualité avec le contexte de dialogue national qui regroupe toutes les composantes de la Nation pour avoir un consensus sur l’essentiel». Pour dire que «des prières seront formulées pour que ce dialogue puisse aboutir aux résultats escomptés pour l’intérêt non seulement des générations actuelles, mais celles futures». A l’en croire, «qui dit dialogue parle de concertation, d’unité, de cohésion sociale, de stabilité, de tolérance et du vivre ensemble. Et cela, c’est la spécificité sénégalaise. Le Sénégal est connu comme un havre de paix parce que nous avons la chance d’avoir un dialogue inter-religieux, inter-confrérique, inter-ethnique et mieux même le cousinage à plaisanterie qui consiste les remparts par rapport à toutes ces dérives que d’autres pays connaissent».
Au-delà, le marabout de Diacksao se devait de formuler quelques doléances, compte tenu de la dimension socio-économique du Gamou. Il estime : «Fass-Diacksao polarise 38 villages sur les 105 que compte la commune de Koul. Le seul forage qui existe dans la localité date de 1983. Donc il date de 37 ans. Et les techniciens en matière d’hydraulique soutiennent qu’un forage qui a une durée de vie de 30 ans doit être amorti. En plus de ça, nous avons une démographie galopante. Les besoins se sont accrus». Il regrette que «dans le domaine de la santé, le seul poste de santé qui existe date de 2015». Cette infrastructure sanitaire, informe-t-il, «ne dispose pour l’instant que d’un seul infirmier chef de poste, alors que la localité polarise plus de 30 villages. Du coup pour accoucher, les femmes font le trajet jusqu’à Pire ou Mékhé et souvent dans des conditions très difficiles». C’est pourquoi le marabout de Diacksao a réitéré sa demande pour la construction d’une maternité moderne équipée.

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