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Choisi sur le tard pour mener le test du Covid-19, l’Iressef (Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formations) est en train de vivre «une belle expérience» selon son directeur Pr Souleymane Mboup. Il s’en sort même bien pour avoir effectué 1/5 des tests réalisés à l’échelle nationale. «Depuis le début nous avons fait presque 13 mille tests et c’est largement en deçà de nos capacités», a fait savoir mercredi Pr Mboup, expliquant que le champ d’intervention de sa structure est la région de Thiès et l’Aéroport international Blaise Diagne. «Je pense que ça va s’ouvrir», a-t-il lancé avec optimisme tout en saluant la collaboration avec l’Etat dans cette lutte qui exige la potentialisation de toutes les forces.
Pr Mboup s’est exprimé en marge de la clôture d’une session entamée lundi à l’Iressef et portant sur le transport sécurisé des échantillons. «Le personnel médical qui au premier rang est malheureusement exposé et paie un lourd tribut et nous devons tout faire pour minimiser ce risque. L’un des meilleurs moyens de le faire c’est de faire  en sorte que la contamination soit la moindre possible et surtout au travers de moyens sécurisés de prélèvement», a-t-il dit pour motiver la session sur sept modules à l’intention d’agents de régions médicales et districts sanitaires venus des différentes régions du pays. «L’objectif c’est de protéger tous ceux qui touchent à la chaîne d’expédition : de l’expéditeur jusqu’à ceux qui reçoivent les prélèvements (…) ça protège et ça permet d’augmenter la qualité des résultats», a ainsi posé le directeur de l’Iressef.
Le représentant du ministère de la Santé, Dr Boly Diop, s’est réjoui de la session fruit d’une collaboration entre l’Iressef, le ministère et le Centre de prévention et de contrôle des maladies (Cdc). «C’est un renforcement de capacités à l’endroit des points focaux dans le cadre de la riposte contre la pandémie du Covid-19. Ça va permettre de bonifier le personnel pour le transport des échantillons et arriver à une standardisation des démarches nécessaires dans le transport», a estimé Dr Diop. Il a aussi fait savoir que le pays était à ce jour à près de 50 mille tests au Covid-19.
La cérémonie de clôture a été l’occasion de présenter le triple emballage destiné au transport des échantillons. «C’est un accessoire conçu localement et qui peut générer des retombées sanitaires et économiques», a expliqué Pr Mboup à propos du kit composé d’un sac isotherme, de boîtes de transport, de calages pour différents types de contenants d’échantillons, d’accumulateurs de froid.  «Il faut passer à une production massive et à une commercialisation de ce modèle qui montre des impacts sur le plan social, sur  le plan économique», a exhorté Pr Mboup qui souhaite «une publication scientifique du modèle comme premier pas dans cette dynamique».

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