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La capitale du Sud a été mardi le cadre d’un atelier de lancement du diagnostic d’attractivité de la Casamance. Une démarche de marketing territorial portée conjointement par l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), Entente interdépartementale de Ziguinchor (Eiz) et Région Grand-Est (Rge) en France. Cette rencontre présidée par l’adjoint au gouverneur de la région de Ziguinchor a mobilisé les autorités administratives, les collectivités territoriales, les acteurs du secteur touristique, de l’agriculture, de la pêche, les acteurs culturels, acteurs et partenaires au développement, etc. Cela, afin de partager avec tous ces acteurs socioéconomiques de la région, la stratégie de marketing territorial mise en œuvre par les partenaires pour améliorer l’attractivité de la Casamance. La phase actuelle de cette démarche de marketing territorial est la conduite d’un diagnostic d’attractivité de la Casamance. Et pour les porteurs de ce projet, le marketing territorial vise à identifier et analyser le potentiel d’attractivité de la région, ses atouts et faiblesses en matière d’attractivité, les opportunités à exploiter et les menaces à prendre en compte ; mais aussi déterminer, à travers une enquête de terrain et des échanges avec les habitants de la Casamance, les spécificités de l’identité partagée de Casamance ; et à informer et mobiliser autour de la démarche marketing territorial conduite par les partenaires dans le but d’aboutir à la création d’une marque territoriale «Casa­mance».
Ainsi au cours de cet atelier de partage, les participants ont donc eu à échanger aussi bien sur la notion, que la démarche de marketing territorial en Casa­mance engagée par le partenariat Eiz-Rge appuyé par Gescod, bras technique de la Région Grand-Est, et sur le diagnostic d’attractivité territoriale de la Casamance.
Pour le président de l’Eiz, cet atelier est l’aboutissement d’un long processus entamé depuis trois ans avec leur partenaire Gescod, qui a bien voulu les accompagner dans leur vision. «La Casamance est présente partout à travers ses produits très prisés sur le marché international. Il nous fallait donc un label ‘’Casamance’’ pour matérialiser toute cette richesse dont regorge cette région», a indiqué Mamina Kamara. Pour lui, il s’agit aujourd’hui, «de travailler sur un certain nombre de filières, sur l’aspect bio des produits locaux pour protéger l’environnement et s’imposer davantage sur le marché international». Le président de l’Eiz a aussi fait état de la diversité de l’offre touristique en Casamance avec le balnéaire à Oussouye, le tourisme d’affaires à Ziguinchor, le tourisme culturel à Bignona et Sédhiou et le tourisme de chasse à Kolda. Toute chose qui atteste, à ses yeux, d’un bon dispositif marketing territorial en Casamance.
La directrice du développement de l’offre touristique au sein de l’Aspt, Mme Houma Mbaye Dia a, quant à elle, estimé qu’il fallait jeter les bases d’une réflexion autour de ce concept et que cela permet de régler le problème de la multiplicité des acteurs, de la transversalité du secteur touristique. Mme Dia est également d’avis que cela répond à la politique de territorialisation des politiques publi­ques si chères aux autorités sénégalaises. «C’est une occasion pour nous de renforcer nos stratégies qui consistent à valoriser les atouts de chaque pôle touristique», ajoute-t-elle. Mme Dia précise que leur rôle à côté de l’Eiz est de booster le tourisme, de renforcer l’image de la destination Sénégal. Toute chose qui passe, selon elle, par le développement de l’offre touristique et de la structuration du secteur.
imane@lequotidien.sn

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