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Les populations de Diakhao Sine ont perdu le sommeil parce que victimes d’une insécurité grandissante. Aussi ont-elles organisé une marche, mercredi dernier, pour une fois de plus, réclamer la construction d’une brigade de gendarmerie.

Comme un seul homme, les populations de Diakhao Sine ont battu le macadam mercredi dernier pour réclamer l’érection d’une brigade de gendarmerie dans leur localité. Parce que, à en croire leur porte-parole, Ma­madou Ba dit Birane, elles sont actuellement traumatisées par une insécurité grandissante dont la dernière manifestation re­monte à la nuit du 25 au 26 novembre dernier. Une date qui restera à jamais gravée dans la mémoire du commerçant Amath Tall et de son épouse Oumy Dia dont le domicile a été attaqué vers 2 heures du matin par une dizaine de malfrats. Lourdement armés, ces derniers pour réussir leur forfait, avaient pris le soin de ligoter le gardien de la pharmacie d’à côté et un autre du marché. Après quoi, deux membres de la bande se sont introduits dans la maison desdits commerçants, au moment où les autres quadrillaient les alentours en tenant en respect ceux qui ont essayé de secourir leurs voisins en danger. Trouvée chez elle après la marche qui s’est terminée à la sous-préfecture de Ndiob (dont les locaux se trouvent à Diakhao) où un mémorandum a été remis à l’autorité administrative, Mme Tall a accepté de retracer le film de ces sinistres évènements qui ont failli lui coûter la vie. «Cette fameuse nuit, je me suis réveillée après avoir entendu du bruit devant le portail de la maison. J’ai entendu des voix d’hommes. C’étaient des gens qui donnaient l’impression de se quereller et, pensant que ce sont les jeunes qui habitent et travaillent avec moi, j’ai essayé d’en savoir davantage. C’est sur ces entrefaites qu’ils ont défoncé la porte de la maison. Parmi les deux qui sont entrés, l’un m’a donné un coup de poing avant de m’agresser à l’œil droit avec une faucille. Ils nous ont tabassés mon mari et moi en nous demandant de leur dire où se trouve l’argent», narre-t-elle, la tête couverte d’un foulard blanc cachant difficilement son visage qui porte encore les stigmates de la violence qu’elle a subie en même temps que son mari, handicapé visuel. Mais si les Tall ont eu leur vie sauve, ils le doivent quelque part au sac de leur fille en classe de 5e au lycée de Diakhao. «Ces brigands ont continué à nous tabasser parce qu’ils ne nous ont pas crus lorsque nous leur avons fait savoir que nous ne détenions pas de l’argent par devers nous. Après avoir fouillé partout, l’un d’eux est tombé sur le sac cadenassé de ma fille et il a dit à son compagnon : ‘’allons-y, j’ai trouvé l’argent.’’ Ainsi, croyant avoir réussi leur coup, ils sont partis en emportant le sac de ma fille qui en ce moment ne contenait même pas de cahiers et mes deux sacs à main dont l’un ne contenait que les papiers de mon véhicule», a-t-elle raconté.
Pour Mamadou Ba dit Birane, l’érection d’une brigade de gendarmerie dans l’arrondissement de Ndiob est d’une nécessité absolue, vu que les vols y sont récurrents et que la brigade la plus proche d’eux se trouve à Fatick, située à 22 km de là.

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