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La coalition des partis qui soutiennent le président de la République indique que l’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat ne concerne pas uniquement les politiciens et que tout le monde devrait s’empresser d’y prendre part.

Le Secrétariat exécutif permanent de la Coalition Benoo bokk yaakaar (Bby) au pouvoir, a voulu relativiser les fins de non-recevoir que connaît à ce jour l’appel au dialogue lancé par le Président Macky Sall après la confirmation de sa victoire par le Conseil constitutionnel. Dans un communiqué rendu public hier, il a ainsi déclaré que “L’appel au dialogue du président de la République, loin d’être exclusivement destiné aux partis politiques, s’adresse à toutes les forces vives de la Nation (acteurs économiques, sociaux, culturels, politiques, religieux et coutumiers) toutes participant à la construction du développement intégral de la Nation sénégalaise“. Cette précision faite, le Sep de Bby peut se permettre d’ajouter que “cet appel se situe loin des préoccupations politiciennes qu’agitent certains opposants ou soi-disant experts“.
Donc, le fait que la majorité des partis d’opposition, ainsi que l’ensemble des candidats malheureux à la dernière élection présidentielle, affirment ne pas vouloir répondre à cet appel au dialogue, pourrait ne pas empêcher la tenue de celui-ci, si d’autres forces vives de la Nations acceptaient de s’y prêter. C’est du moins ce que l’on pourrait en comprendre. Néanmoins, comme on le sait, les politiciens sont une espèce humaine tout en nuances. C’est pour cela que le même communiqué insiste pour continuer à “inviter particulièrement tous les partis de l’opposition à faire preuve d’esprit de dépassement pour répondre sans préalables à l’appel de la République“.
L’insistance posée sur la nécessité de ne pas poser des préalables s’explique quelque part sur la fixation faite par certains politiciens qui ne veulent voir ou entendre avant tout dialogue, que la libération de Khalifa Sall et le “retour d’exil de Karim Wade“. Les partisans de Macky Sall estiment que ces deux cas ne sont pas à l’ordre du jour, en déclarant que “l‘amalgame et la confusion entretenus sur la possibilité d’un élargissement et d’une amnistie participent toujours de cette volonté de manipuler l’opinion“.
La même volonté de manipuler l’opinion se manifeste dans le débat sur un éventuel 3ème mandat pour le Président Macky Sall. Or sur cette question, l’instance permanente de Bby rappelle que l’article 27 de la Constitution est sans équivoque. De surcroit, “le Président Macky Sall, lui-même, en conférence de presse, le 31 décembre 2018, a déclaré publiquement qu’il ne lui est pas possible de briguer un troisième mandat“.
Le communiqué écarte dans le même élan, l’idée brandie d’un couplage des élections locales et législatives, ou même une quelconque prolongation du mandat des députés. Il invite tous “les militants de la coalition à savoir raison garder, à taire les ambitions personnelles et à mettre en avant l’intérêt collectif“. C’est-à-dire, à rester unis et solidaires de leurs dirigeants. C’est cette attitude qui pourrait permettre de faire pièce aux propos „tristes et desastreux“ de Idrissa Seck, qui continue de contester les résultats sortris des urnes le 24 février dernier, et confirmés par le juge constitutionnel.

 

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