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Il était question pour l’opposition que des cabinets indépendants auditent le fichier et évaluent le processus électoral. Mais hier, lors de la réunion du comité de suivi, tous se sont rendu compte qu’il n’y a pas de cabinet spécialisé dans ces domaines. Les acteurs vont se rabattre plutôt sur des profils d’experts en la matière.

La Commission du dialogue politique a pris une pause presque forcée. Elle ne s’est pas réunie mardi et jeudi comme d’habitude parce, souffle-t-on, «la salle de Ngor Diarama n’était pas disponible». Mais le comité de suivi en a quand même profité pour faire un pas dans sa mission de déterminer les modalités de choix d’un cabinet d’audit du fichier et d’évaluation du processus électoral. Mazide Ndiaye et Cie se sont retrouvés hier à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il a été convenu d’élaborer un document permettant de saisir nos partenaires techniques par le canal du gouvernement. Mais il faudra sans doute que la commission cellulaire reçoive l’onction de la Commission nationale du dialogue. Or celle-ci, pilotée par Famara Ibrahima Sagna, n’est pas encore installée. Ces deux points sont d’une importance capitale puisque la date des élections locales en dépend. Il sera question donc de lancer l’appel à manifestation d’intérêt et d’élaborer les termes de référence. Mais il y a un autre hic.

Absence de cabinet spécialisé dans l’audit du fichier
Le choix de cabinets indépendants pour l’audit du fichier et l’évaluation du processus ont été l’une des pommes de discorde entre les différents pôles. C’était d’ailleurs le premier point à l’ordre du jour de la Commission du dialogue politique. En effet, l’opposition estime qu’il ne peut d’ailleurs y avoir des élections sans que ces deux points ne soient définitivement réglés. Déthié Fall et ses camarades sont convaincus que les «couacs» et «dysfonctionnements» notés dans le processus électoral ayant conduit à la Présidentielle du 24 février dernier ont été à l’origine des contestations de l’opposition. Ils ne pouvaient dès lors s’aventurer dans d’autres élections avec le même dispositif. Seulement, le comité de suivi a entendu hier une communication du directeur général des Elections qui, sur la base de son expérience, a apporté des éléments d’éclairage sur la procédure à suivre pour saisir les partenaires techniques et financiers. Il a été noté qu’il est question de recruter des profils d’experts et non des cabinets comme souhaité et obtenu par l’opposition. Parce que, précise-t-on, «il n’y a pas de cabinet spécialisé dans l’audit global de fichier ou dans l’évaluation du processus électoral». Cette formule d’experts avait été défendue d’ailleurs par la majorité et les non-alignés. Les débats ont permis en définitive, apprend-on, de «convaincre l’opposition qu’il appartient à la classe politique de rédiger les Tdr et non à des experts». Le comité de suivi va s’en charger et soumettre les Tdr à la plénière de la Com­mission politique lors de ses prochaines réunions.

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