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Facteur de contestation lors de la dernière élection présidentielle, le parrainage ne sera pas demandé aux candidats lors des prochaines élections locales. Les acteurs politiques présents au dialogue politique se sont entendus sur ce point hier.

Il n’y aura pas de parrainage pour les candidats aux prochaines élections locales. C’est l’un des points d’accords entérinés par les acteurs à la Commission politique du dialogue national (Cpdn). La nouvelle figure même dans le rapport spécial qui sera transmis au président de la République. Question majeure du dialogue politique, ce point a longtemps divisé les parties prenantes. Le Comité de facilitation mis sur pied après la suspension des travaux en mars dernier y a travaillé jusqu’à aboutir à ce consensus.
Jusqu’ici réfractaire à la suppression du parrainage, la majorité a officialisé son accord hier lors de la réunion de reprise à l’hôtel Ngor Diarama. «Pour savoir si lors de la prochaine élection présidentielle il y aura le parrainage, il faut attendre l’évaluation du processus électoral qui va formuler des propositions. Mais pour les Locales, il n’y aura pas de parrainage. Nous sommes tous tombés d’accord sur ce point», a confirmé Cheikh Sarr, un des plénipotentiaires de la majorité, joint par téléphone. Les acteurs politiques s’accordent finalement sur ce point, une des questions les plus décriées lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019. «C’est une proposition des non-alignés qui avait l’accord de tout le monde sauf celle de la majorité. Finalement, leur représentant a dit hier qu’il était d’accord. C’est une bonne chose pour aller à des élections locales apaisées», s’est réjoui Babacar Ndir, un des représentants des non-alignés.
Ce consensus va dans la même direction que l’Union européenne qui, après la Présidentielle de 2019, avait appelé à la suppression du parrainage pour les prochaines élections locales prévues au plus tard le 28 mars 2021. Par ailleurs, c’est une course contre la montre à laquelle s’est engagée la Cpdn. Conformément à la volonté du président de la République qui veut un rapport spécial sur le dialogue politique au plus tard le 31 août, les acteurs ont amendé hier le projet de rapport de 14 pages dressé par le secrétariat.

Le rapport spécial validé aujourd’hui
Ce matin à Ngor Diarama, les pôles se penchent sur la mouture définitive pour sa validation. Le rapport sera envoyé au président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, chargé de le transmettre au chef de l’Etat. Au finish, 12 points de discussion étaient inscrits au menu des acteurs politiques lors de ces concertations démarrées en mai 2019. Parmi les accords, on peut citer l’élection du maire ou du président de Conseil départemental au suffrage universel direct, le report des élections locales initialement prévues le 1er décembre 2019, l’évaluation du processus électoral, l’audit du fichier électoral par des experts indépendants, entre autres. Les questions non encore tranchées sont, entre autres, le statut du chef de l’opposition, le mode d’élection des adjoints au maire ou du vice-président de Conseil départemental, la caution, le bulletin unique. «Après le rapport envoyé au président de la République, on va continuer à travailler sur les questions non encore évoquées. On va poursuivre jusqu’au 31 août et après, on fera un rapport sur tout», a fait savoir Déthié Faye du pôle des non-alignés.

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