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Plus de vingt jours après la signature de l’accord politique global et inclusif en Rdc, les modalités de son application tardent à être adoptées. Principal blocage : le partage des postes. Au grand dam des évêques congolais, médiateurs de ces tractations, qui l’ont fait savoir dimanche.

«La Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo, médiatrice des pourparlers en cours en Rdc, Ndrl] lance un appel aux négociateurs à se montrer plus sensibles aux besoins du peuple congolais et à ne pas perdre de vue l’objectif principal de ces négociations qui est l’organisation des élections dans moins d’une année». Dans un communiqué publié le dimanche 22 janvier, les évêques congo­lais tirent, une fois de plus, la sonnette d’alarme.
«Il n’est pas concevable que les tractations pour mettre en œuvre un accord prennent plus de temps que les négociations initiales pour signer le même accord», explique à Jeune Afrique un prêtre congolais qui participe aux travaux. «Nous avons de plus en plus l’impression que des politiques se préoccupent plus des postes à conserver ou à occuper qu’à l’intérêt supérieur de la nation», s’exaspère-t-il.
Dans son communiqué, la Cenco revient en effet sur les «avancées enregistrées» jusqu’ici, mais surtout sur les «divergences persistantes», «à plus ou moins 11 mois de l’organisation des élect­ions», l’accord de la Saint-Sylvestre ayant prévu la tenue de la Présidentielle, des Législatives et des scrutins provinciaux au plus tard en décembre 2017.

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