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Le pôle de l’opposition ne participera pas aux prochains travaux de concertation du dialogue politique, rouvert hier, si ces rencontres ne sont pas délocalisées dans un endroit neutre.

L’opposition ne poursuivra pas sa participation aux travaux de concertation sur le dialogue politique, s’ils ne sont pas délocalisés ailleurs qu’à la Direction générale des élections (Dge). C’est l’un des préalables posés hier par ses représentants lors de la reprise de ces concertations. «Il est hors de question de continuer à faire les travaux ici au niveau de la Dge. Nous avons demandé que ces travaux soient délocalisés ailleurs, dans un terrain suffisamment neutre pour donner plus de forme intégrale à l’autonomie que nous entendons et que nous attendons de cette commission cellulaire indépendante», a déclaré Déthié Fall, le coordonnateur du pôle de l’opposition.
M. Fall et ses amis veulent une rupture totale avec Aly Ngouille Ndiaye, qui pourtant avait lancé ce dialogue il y a quelques jours. «On ne veut avoir aucune tutelle quelle que soit sa forme, avec le ministère de l’Intérieur, encore moins avec le ministre de l’Intérieur qui a eu à organiser l’élection la plus chaotique de l’histoire politique du Sénégal», a ajouté le N*2 de Rewmi. Qui a indiqué par ailleurs : «Nous attendons que les travaux soient délocalisés ailleurs pour continuer nos travaux.»
Sur cette question, Benoit Sambou a rappelé : «Il est clair que le ministre de l’Intérieur est maître d’œuvre du dialogue politique, c’est sur nos propositions qu’il a désigné les membres de la commission cellulaire, les résultats de nos travaux lui seront destinés. Afin que lui-même en réfère au président de la République qui a convoqué le dialogue.» Néanmoins, a estimé le coordonnateur du pôle de la majorité, si ces conditions étaient remplies, il n’y aurait aucun problème à ce que ces rencontres soient délocalisées dans un autre endroit «qui offre beaucoup plus de confort». Il a souligné que «ces propositions de l’opposition ne nous gênent pas dès l’instant où on s’entend sur le sens des mots et sur le contenu qu’il faut donner à nos débats».
Sur ce rapport, le président de la commission cellulaire, le général Mamadou Niang, a fait savoir qu’il va informer qui de droit et que d’ici vendredi, il donnera les résultats des discussions qu’il aura eues avec l’autorité.
Apres un long échange entre les différents plénipotentiaires, d’autres questions ont été également abordées, notamment celle de la dénomination du cadre de concertation. Après consensus, il a été décidé de le dénom­mer : Cadre sur le dialogue politique, où seront traitées des questions entièrement politiques. Quid du travail de validation des termes de référence ? Les parties prenantes en parleront lors des prochaines étapes, a expliqué Déthié Fall.
mfkebe@lequotidien.sn

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