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Pour booster l’investissement productif de la diaspora, une plateforme numérique Diafrikinvest a été lancée hier, dans le cadre de la première édition du Forum de l’innovation, de l’entreprenariat et du leadership de Dakar (Field).

L’apport des Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement économique du pays est relativement faible. Pour renverser cette tendance, un nouvel instrument vient d’être porté sur les fonts baptismaux. Il s’agit d’une plateforme numérique Diafrikinvest dont l’objectif est de booster l’investissement productif de la diaspora estimé à 14,4% seulement. Cet instrument digital financé à 90% par l’Union européenne (Ue) dans le cadre du programme Diafrikinvest (exécuté au Sénégal, en Tunisie et en Europe) pour un montant de 2,2 millions d’euros, soit environ 1,441 milliards de francs Cfa, dont 196,5 millions de francs Cfa pour le Sénégal, est dédié à l’investissement et à l’assistance des Sénégalais de l’extérieur. D’un coût 80 mille euros environ, 52,4 millions de francs Cfa, d’après Ibrahima Dione, président du Centre des jeunes dirigeants (Cjd) du Sénégal, la plateforme Diafri­kinvest vise à favoriser l’investissement productif de la diaspora en accompagnant le développement des entrepreneurs au Maroc, au Sénégal et en Tunisie.
«Il y a un véritable potentiel d’ores et déjà présent au Sénégal et ailleurs de mobilisation des efforts de la Diaspora pour investir au Sénégal et nous partenaires, essayons d’encourager ce mouvement très positif», a soutenu Irène Mingasson, ambassadrice de l’Ue au Sénégal, au Forum de l’innovation, de l’entreprenariat et du leadership de Dakar (Field).
Cette première édition du Field a pour thème : «Investir au Sénégal : Opportunités, accompagnement, diaspora.» Organi­sé par le Cjd du Sénégal, l’événement vise à mobiliser la diaspora qui est un autre acteur du développement très important.

Faible apport de la diaspora dans les investissements
La contribution de la diaspora sénégalaise dans l’investissement productif ne représente que près de 14,4%, selon Pape Amar. Sur les pays de provenance de ces envois des Sénégalais de l’extérieur, le chef du département marketing intérieur à l’Agence pour la promotion et des investissements et des grands travaux (Apix) renseigne que l’Italie vient en tête avec 28%, suivie de la France, 21%, l’Espagne 14%, les Etats-Unis et Canada 8%. Ces envois sont utilisés dans leur majorité pour la subsistance des familles des expatriés. En effet, détaille Pape Amar, 85,6% de ces transferts sont utilisés pour la consommation finale. Les dépenses alimentaires occupent 56%, la construction 5%, la santé 5% et l’éducation 4%.
Face à cette situation, le chef du département marketing à l’Apix recommande en outre, de «recourir à des stratégies de promotion de l’investissement, afin d’attirer les investisseurs vers des projets structurants et productifs».
Au-delà de la manne financière, la diaspora sénégalaise apporte aussi des réseaux, des relations et une connaissance. «Nous essayons ensemble d’aller plus loin avec la mobilisation de ces efforts et voir comment faciliter ces investissements de la diaspora au Sénégal», a informé Mme Mingasson.
ksonko@lequotidien.sn

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