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Le candidat de Bam­taare/­Synergie ngir liggeyal senegaal en France est un de ces routiers du développement. Son Cv dépeint en effet un homme qui a roulé sa bosse entre Ouro Sidy (Matam) où il est né en 1981 et Lyon où il a atterri. Mais comme nombre de jeunes de son village, Abdoulaye Mall débute ses humanités par l’apprentissage du Coran auprès de son grand père Thierno Bocar, un grand érudit en droit islamique. Lui député, il prône «une Assemblée nationale de rupture, réellement au service des populations». Le bon choix ne se regrette jamais comme il se plaît à le répéter. Au Sénégal, Abdoulaye commence par mettre en place une petite entreprise de distribution de fruits et légumes. C’est ensuite qu’il travaille pour l’Ong Asacase comme gérant de la caisse de microcrédit sous la dénomination de «Crédit populaire du Sénégal» à Ourossogui. «J’ai participé ainsi à la création d’activités socioéconomiques entrant dans le cadre global de la lutte active contre la pauvreté dans cette partie du Sénégal», raconte-t-il. Coordonnateur du programme «Amélioration des conditions socio-éducatives et accès à l’eau de la population de Diamel et Dopédji» dans la communauté rurale de Ndiayène Pendao en 2012, il revendique un engagement politique de la «première heure» aux côtés du Président Macky Sall dès 2009. Déçu et amer que ses «efforts aient été oubliés», il rejoint Amadou Kane Diallo et son mouvement. M. Mall dit : «Nous voulons que la culture et le culte des valeurs soient à la base de notre développement, car aucun pays au monde ne peut se développer sans ces facteurs clés.» Le changement, il veut le voir d’abord à l’Hémicycle. «Nous sommes de ceux qui pensent qu’il faut réduire le nombre de députés à 90 qui coûteront moins cher à notre jeune économie, sans compter la suppression des institutions budgétivores com­me le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et les doublons.» Abdoulaye Mall n’oublie pas ses compagnons de la diaspora. Pour ceux-là, il préconise «des lois pour la facilitation du retour au bercail, mais surtout des lois pour la protection des biens des émigrés en supprimant les tracasseries judiciaires dont ils sont souvent victimes».

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