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1994. C’est l’année invalide qui a fait basculer tant de destins. Tant de carrières d’étudiants. Abou Ngaydo en fait partie. Ce natif de Démett dans l’Ile à Morphil, après 3 ans à la Fsej de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, a décidé de tenter l’aventure africaine. «Donc, j’ai laissé tout pour me retrouver en Côte d’Ivoire en janvier 1995», raconte-t-il. Ngaydo ne le prend pas pour une fatalité et c’est pourquoi son goût pour les études le motivera à retourner en classe en Côte d’ivoire pour des cours du soir en commerce. En 1997, il obtient son Bts en gestion des entreprises. La même année, il est responsable de production dans une usine de production laitière. L’aventure d’émigré va se poursuivre à Pointe Noire, au Congo où entre 1999 et 2000 il donnait des cours à domicile. L’homme au baccalauréat B dans son Cv ne pouvait faire autre chose que ce qu’il a appris : «De 2000 à maintenant, je suis gérant de commerce à l’Etablis­sement Ile à Morphil auto.»
Jamais le règne de Abdoulaye Wade ne lui a inspiré un militantisme politique. Même si Macky Sall était Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, il ne le rejoint que dans l’opposition. Piqué, comme d’autres, par l’«injustice» subie par celui qui deviendra son leader politique en 2010. C’est cela l’histoire du mariage entre la tête de liste de Benno bokk yaakaar en Afrique du Centre et l’Alliance pour la République. 48 ans, 23 ans entre la Côte d’Ivoire et le Congo, Abou Ngaydo va, en cas de victoire de la Bby, représenter ses compatriotes de la zone centre qui, selon lui, font face à des difficultés de plusieurs ordres. «La carte de séjour dont le coût est très élevé. L’émigré doit débourser 106 000 F Cfa chaque année. Je  m’investirai pleinement à sensibiliser les autorités pour qu’elles assistent nos compatriotes dans le sens de l’allègement et de la durée de ce sésame. Il y a aussi le problème de transcription pour les enfants de couples mixtes et ceux des émigrés, mais aussi la problématique du rapatriement des personnes et des familles démunies», liste-t-il. Nous espérons en tout cas qu’au soir du 30 juillet, nous serons élus. Et avec notre collègue au Gabon, nous nous engageons à représenter dignement tous les Sénégalais de la zone centre. Nous formerons une équipe soudée et nous nous occuperont de leurs problèmes qui sont de tous ordres, comme d’ailleurs de nos compatriotes qui sont au Sénégal. Le candidat de Pointe Noire a comme suppléante Mariame Sébor qui, elle, réside à Brazzaville.

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