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Député de la diaspora, elle y croit. Albertine Camara bat campagne pour sa coalition. Can­didate de Manko taxawu senegaal en France, cette Franco-sénégalaise n’a pourtant jamais pensé… politique, car elle y est par «des circonstances de la vie». Bleue politique peut-être. Mais ce serait naïf de négliger cette expérience. Et les flèches en disent long sur une fausse novice. «La mauvaise gouvernance, le gaspillage de nos deniers pu­blics, l’inefficacité des dispositifs censés gérer les problèmes de la diaspora, la dégradation du service public, notamment dans les instances consulaires, sont autant de facteurs qui m’ont incitée à pleinement m’investir pour le pays», justifie-t-elle.
Normal pour cette assistante de direction à la Fédération de l’Unita en France (Paris) pendant 4 années, qui, en plus, intègre par la suite le Parti radical de gauche en tant qu’assistante de communication au service de la presse. Bienvenue au monde politique ! Née à Plateau, de maman saint louisienne, elle n’a cependant pu profiter de cette génération de «boy Dakar». «Mais je suis peut-être mère Dakar», rigole-t-elle au téléphone. C’est que Tina a rejoint la France après ses études primaires. «C’est donc très jeune que j’ai foulé le sol parisien en famille, avec ma mère», précise-t-elle. Petit à petit, elle coud son destin dans la mode, puisqu’elle est créatrice de mode et chef d’entreprise dans le secteur textile. Les études en marketing et techniques commerciales qu’elle poursuivra ne peuvent que l’aider à vendre ses produits. Mais aussi dans le secteur du tourisme et de la restauration qu’elle a investi pendant une dizaine d’années et celui de la communication et des Tic, la vente de prestations de services «auprès d’un grand groupe».
Pour cette Rewmiste de France, les problèmes du pays l’interpellent aussi bien que ceux de la diaspora. Une fois élue, cette mère de 2 enfants compte faire des difficultés des émigrés sa priorité dans les débats à l’Assemblée. «Dans un premier temps, je ferai des propositions pour améliorer les conditions de vie de mes compatriotes. Je ferai des ressortissants de la diaspora des personnes ressources, qui s’inscrivent dans une dynamique de développement – pays d’origine – pays d’accueil», promet-elle. La secrétaire générale adjointe de Rewmi France veut, en outre, une Assemblée nationale «à l’opposé de la sortante, qui aura plus d’efficacité, d’efficience, de rigueur et qui prenne en considération les préoccupations de la population».

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