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Amadou Lamine Diouf est le candidat de Pastef au Maroc où il vit depuis 1988 avec son épouse et ses enfants. Technicien supérieur en génie électrique, le quinquagénaire a vécu son enfance à Dakar, précisément entre le Centre-ville, la Médina et Point E où il a fait ses études primaires et secondaires. Le novice en politique n‘a jamais milité dans un autre parti. S’il s’est engagé dans cette voie il y a un an, c’est pour, dit-il, «ne pas consentir à la situation qui prévaut au Sénégal depuis X temps, mais aussi apporter une amélioration aux conditions d’intégration, d’installation ou de retour des Sénégalais de la diaspora».
Elu, Diouf agira afin que les Sénégalais travaillant au Maroc puissent continuer à bénéficier de leurs cotisations de retraite une fois rentrés au Sénégal. «Mon rôle sera d’emmener les Caisses de retraite des deux pays à trouver un accord en ce sens dès ma première année de mandat», promet le candidat de Ousmane Sonko pour l’Afrique du Nord.
Amadou Diouf se battra aussi pour mettre sur pied des écoles sénégalaises dans les villes ayant une forte présence des ressortissants sénégalais au Maroc, réduire le coût «excessivement élevé» des billets d’avion Dakar-Casablanca. Il plaidera également pour une ligne en direction de Dakar de la deuxième compagnie marocaine, la low cost Air Arabia.
Parmi ses projets, figure en bonne place un partenariat entre les transporteurs routiers du Sénégal et du Maroc pour instaurer une ligne de transport routier qui diminuerait drastiquement le coût du voyage entre les deux pays.
M. Diouf souhaite un accord avec l’Ofppt pour une formation des marchands ambulants,  des Sénégalaises qui débarquent au Maroc dans la cuisine, la pâtisserie pour leur éviter de n’être que des femmes de ménage, et il veut aider les étudiants à adapter leur formation aux métiers relatifs à l’exploitation du gaz et du pétrole.
La mise en place d’une Fédération des Sénégalais d’A­fri­que du Nord  pour une meil­leure organisation, est un projet qui lui tient aussi à cœur.
Le candidat de Pastef se réjouit des élections législatives de 2017 qui permettent pour la première fois, à la Diaspora sénégalaise de choisir ses propres députés. Ce qui permettra de mettre au cœur de l’institution législative, les préoccupations de cette 15e région du Sénégal, par ailleurs premier Investisseur direct étranger (Ide) avec 800 milliards de Cfa annuels. Néan­moins, la majorité de ses idées ne semblent concerner que sa région de résidence, le Maroc.

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