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«Joyyanti». Ce terme wolof qui signifie redressement est la liste dirigée par Abdoul Mbaye. Elle a donné des idées à Pape Lamine Diédhiou, tête de liste de ladite coalition en Europe du Nord, du Centre et de l’Ouest, qui entend «redresser» le statut du député très critiqué lors de la Législature sortante. «L’Assem­blée nationale est le siège des représentants du Peuple. Donc, une fois élu, le député ne doit avoir qu’un seul parti : le Sénégal. Nous déplorons le fait qu’elle soit subvertie par des pratiques politiques malsaines, et qu’elle soit devenue une chambre de promenade ou un dortoir», cogne ce lieutenant de Abdoul Mbaye. Mais pour cela, il va falloir que la 13ème Légis­lature comporte des députés intellectuellement au niveau. Et Papis, comme l’appellent ses proches, l’a compris. A 20 ans, l’homme quitte son Sokone pour la France. C’était en 2002, dans le cadre de ses études universitaires à Montpellier, puis à Lyon, à l’Université Lumière Lyon 2, en administration économique et sociale. Il y sort avec d’un Master 2 en Coaching professionnel chez Linkup coaching, d’un Master en Ressources humaines au sein de l’Institut de gestion sociale.
Sur le plan politique, Papis Diédhiou faisait partie des élèves du lycée de Kaolack tombés sous le charme du «messie» Abdou­laye Wade à la veille de la Prési­dentielle de 2000. Une carrière politique en dents de scie jusqu’à juin 2016, soit moins d’un mois après le lancement de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. «Joyyanti, consciente des enjeux locaux et nationaux de ces élections législatives, s’engage à porter le combat pour asseoir les bases d’une société sénégalaise dynamique, reposant sur des institutions solides parmi lesquelles l’Assemblée nationale», expose M. Diédhiou, persuadé que la 12ème  Législature «a mis à nu les dysfonctionnements graves qui frappent notre système démocratique». Et une fois élu, l’homme de 35 ans compte exercer son mandat «avec éthique», appuyer le développement des zones rurales, travailler sur les dispositifs de réinstallation des Sénégalais de la diaspora, «améliorer l’accès» aux fonds d’investissement dédiés aux Sénégalais de l’extérieur, entre autres. Et celui qui vit avec sa femme et ses 3 enfants au pays de Marianne va tenter de réaliser ce vœu, notamment lors des rencontres d’Ataya (thé) qu’il «prépare» à ses amis.

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