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La commune de Niakhar dans le département de Fatick, connait actuellement une situation financière des plus alarmantes. Le constat est du maire Macodou Sène, qui explique cette situation par la difficulté, voire l’impossibilité dans laquelle se trouve la municipalité de recouvrer le minimum fiscal qui s’élève seulement à 900 F Cfa/tête. «Au titre de la présente gestion (2017), sur une prévision de 10 millions 250 mille francs, on a seulement recouvré environ 800 mille francs, ce qui correspondant à un taux de 7 à 8%, alors que nous sommes à quatre mois de la fin de l’exercice budgétaire. C’est vraiment alarmant pour qui sait ce que représente le minimum fiscal dans les ressources propres de la commune. Et si on devait compter seulement sur ces ressources propres de la commune, rien ne serait fait. C’est pourquoi nous invitons une fois de plus les populations à nous aider en payant cet impôt», a déclaré le maire, samedi dernier, en marge d’une cérémonie de remise d’équipements sportifs aux 25 Asc de la zone de Niakhar.
A en croire toujours l’édile de cette localité située à 18 km au nord de Fatick, cette situation découle du comportement de ses administrés du village centre de sa commune, en l’occurrence Niakhar : «le principal problème, c’est d’abord Niakhar centre, qui représente 40 à 45% de la population de la commune. C’est le plus mauvais élève en termes de paiement du minimum fiscal», se désole Macodou Sène.
L’édile promet, dès la fin de cet hivernage, de prendre son bâton de pèlerin pour faire le tour des différents quartiers de Niakhar aux fins de sensibiliser davantage les populations sur la nécessité de s’acquitter de cet impôt. Sous ce rapport, le non moins directeur de l’Adminis­tration générale et de l’équipement (Dage) du ministère des Affaires étrangères dit compter sur les jeunes pour qu’à leur tour, ils puissent sensibiliser leurs parents.
dndong@lequotidien.sn

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