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Appelés aux urnes ce dimanche, les Sénéga­lais ont l’embarras entre cinq candidats. Continuité ou rupture ? La réponse appartient au Peuple souverain.

Dimanche, jour du Peuple. Après 21 jours de campagne, les candidats ont fini leur job. Exercice réussi ? Emergence, égalité des chances, éducation, santé, sont tour à tour examinés par le Président sortant et ses quatre challengers qui promettent de meilleures conditions de vie aux Sénégalais, si l’on ne réduit pas leurs différentes promesses à la manipulation cynique ou intéressée des masses populaires pour juste décrocher leur vote.
Continuité ou changement ? Gonflé de certitudes, Macky Sall est sûr de sa victoire dès le premier tour. Sous réserve que son bilan lui assurera sa réélection, le Président sortant espère approfondir son projet de transformation sociale et réduire vigoureusement les inégalités en cours dans la société à travers son Pse. Pour autant, il doit savoir que la permanence au pouvoir résulte bien du choix des électeurs et les aléas d’une consultation électorale. Car il flotte dans l’air toujours une possibilité de perdre une compétition qu’on croyait acquise.
Changement ou continuité ? Si Idy, Sonko, Madické, Issa se sont hissés à ce niveau, c’est qu’ils ont la possibilité de remporter cette Présidentielle inédite. Inédite du fait du parrainage et la disparition des partis classiques comme le Pds, le Ps et l’Afp. Autant intégrer tous les scénarios possibles. C’est cette incertitude qui montre que même plus étroite que prévue ou espérée, une victoire n’aura jamais le goût d’une défaite. Surtout que l’une ou l’autre relèvera du choix libre des Sénégalais qui ne demandent qu’à poursuivre leurs activités dès lundi après cette parenthèse citoyenne. Oui, ni peur ni insensibilité. Il s’agit juste d’une élection, simple rendez-vous entre électeurs et dirigeants. C’est aussi simple que ça, bien qu’elle reste évidemment une vitamine de la démocratie. Il ne faut pas se nourrir de peur en s’avançant vers ce jour historique. Pas du tout fatidique. La valeur suprême de la politique est l’amour de la cité malgré l’affrontement des ambitions et des égoïsmes.

bsakho@lequotidien.sn

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